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L’édito de Dominique Gobert : Air France et les autres… le choc historique

On s’y attendait bien sûr. Mais quand même. Air France, en publiant ses résultats, accuse une perte nette de plus de 7 milliards d’euros. Un choc sans précédent pour la belle dame du transport aérien français.

Rien de plus désagréable que d’annoncer, sans arrêt, de mauvaises nouvelles. Et, cette semaine passée, il n’en manque toujours pas.

Air France, cette compagnie qui n’aura pas pu résister à la vague impitoyable du pangolin fou (on ne sait rien du pangolin mais le nom est rigolo), connaît le « choc » de son histoire mouvementée. Plus de 7 milliards d’euros de perte nette, un chiffre d’affaires en effondrement total de 59% par rapport à 2019.

Hélas, ce n’est encore qu’un bilan provisoire, dans la mesure où, comme ses homologues du monde entier, Air France n’a toujours pas la possibilité de voler « à plein temps ». Ce qui est quand même la condition sine qua non pour une compagnie aérienne.

Dominique Gobert, éditorialiste

Recapitaliser ? Oui, bien sûr. De la part de l’Etat, ça va de soi. Je ne vois pas d’investisseurs privés qui seraient à même de combler ces trous qui tiennent maintenant des abysses. Sans oublier la suppression de quelque 6000 emplois pour les prochains mois. Malgré la suppression de plus 5000 postes durant l’année 2019.

Recapitaliser donc, mais à quel prix ? C’est là d’ailleurs que l’on voit les dysfonctionnements ou du moins le manque d’homogénéité de l’Europe. Cette Europe qui n’interdit pas à l’Etat français d’aider sa compagnie quasi-nationale mais qui, en donnant d’une main, veut lui retirer de l’autre sa possibilité de se sortir de ce bourbier. En lui supprimant tout simplement la possibilité de voler à plein régime, grâce à l’obligation d’abandonner de milliers de slots au départ de l’aéroport d’Orly. Une manière de suicider la compagnie française sans avoir l’air de rien. Pitoyable.

> Lire aussi :  Air France-KLM a perdu 7,1 milliards d’euros en 2020

A moins que Bruno Lemaire, ministre de l’Economie, ne tape enfin du poing sur la table à Bruxelles… Espérons que Lemaire… veille, si je puis « dériser » un peu.

Nous ne sommes, hélas, pas les seuls. Chez nos voisins, néanmoins amis Belges, c’est la cata du côté de l’un des plus gros tour-opérateurs. Neckermann a jusqu’au 22 février prochain pour trouver les fonds nécessaires afin d’éviter une faillite catastrophique.

Et ceci concerne une foultitude de voyageurs. Mais, selon nos confrères belges de Test Achats (l’équivalent belge de UFC-Que choisir), il existe une solution pour ces futurs-ex voyageurs, je cite : « Les personnes qui ont réservé leur voyage ou détenant un « voucher corona » (émis entre le 20 mars et le 19 juin 2020) seront couvertes en cas de faillite et dès lors remboursées par l’assureur du tour-opérateur, la société Amlin. En revanche, les personnes disposant d’un bon à valoir émis en dehors de ces dates ne seront pas couvertes, et risquent dès lors de perdre leur argent ».

Afin d’éviter ce scénario, Test Achats appelle tous les voyageurs concernés à convertir leur bon à valoir en réservation avant le 22 février. « Il faut réserver un voyage, c’est-à-dire transformer votre bon à valoir en réservation », explique Julie Frère, porte-parole de Test Achats. « Une fois la réservation confirmée, vous serez protégés en cas d’insolvabilité du tour-opérateur.

Après l’APST en France, l’assureur de Neckermann ne doit pas être bien serein…

Mais au moins, les Belges ont bien des idées… une fois !

Et j’allais oublier, mais une dernière minute : joyeux bon anniversaire, dans cette crise sans précédent, à APG (Air Promotion Group) qui fête ses 30 ans d’existence et qui est toujours vivante. Une pensée à Sandrine de Saint Sauveur, son indomptable présidente et à mon vieil ami Jean-Louis Baroux, lequel m’a toujours encouragé à aller plus loin. Je crois avoir suivi l’exemple…

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