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L’édito de Dominique Gobert : Air Austral autorisée à revivre

Air Austral, dans la difficulté, n’est pas abandonnée par l’Etat français qui lui accorde « une aide » de 20 millions d’euros.

Marie-Joseph Malé, PDG d’Air Austral, aura réussi à préserver pour un temps la survie de la compagnie. L’Etat vient en effet de lui accorder une aide « de sauvetage » de 20 millions d’euros, sous forme de prêt.

Et la Commission européenne donne son feu vert, dans un communiqué : « La Commission européenne a autorisé, en vertu des règles de l’UE en matière d’aides d’État, le projet de la France d’octroyer un prêt d’un montant de 20 millions d’euros à la compagnie aérienne Air Austral. (…) Le prêt d’État vise ainsi à fournir à Air Austral la trésorerie nécessaire afin d’élaborer un plan pour la restructuration et la continuité de ses activités. (…) Le prêt dont l’échéance est fixée à six mois sera assorti d’un taux d’intérêt suffisamment rémunérateur de l’aide. À défaut d’un remboursement dans un délai de six mois après la date d’octroi, la France s’est engagée à notifier à la Commission, soit un plan de restructuration permettant de rétablir la viabilité à long-terme de l’entreprise, soit un plan menant à la sortie d’Air Austral du marché ».

Dominique Gobert, éditorialiste

Tout est dit !

Il n’empêche que cette nouvelle décision va permettre peut-être de clarifier une situation qui restait assez compliquée. Reste maintenant, car ce prêt n’est qu’une première étape, à constituer une véritable stratégie dans le ciel d’outre-mer et plus particulièrement sur celui d’Air Austral.

Ces 20 millions constituent une bouffée d’oxygène pour la compagnie et vont luit permettre de conforter une trésorerie mise à mal par la crise.

Mais sa visibilité n’est que de six mois. Et la réalité est là : il va maintenant falloir établir ce fameux plan de restructuration, lequel suscite de la part de nombreux spécialistes moult interrogations.

Marie-Joseph Malé et son conseil d’administration (et ses actionnaires) n’ont pas trop le choix. Il va seulement leur falloir le meilleur choix…

Les possibilités sont assez limitées.

Une première solution, trouver un investisseur, privé, apte à mettre quelque (gros) sous dans la compagnie. Peu probable mais on peut toujours rêver.

Autre solution, laquelle semble séduire certains acteurs, un rapprochement capitalistique (faut pas rêver avec une quelconque entente commerciale) avec les autres acteurs de la route.

Air France ? Pas question.

Air Caraïbes/French Bee ? Son patron Marc Rochet, conscient du danger qui guette sa compagnie en cas de « rapprochement avec Corsair), a bien manifesté son intérêt. Sauf que, selon des sources assez proches du dossier, comme on dit dans les bonnes enquêtes, les « produits » Air Austral et French Bee ne sont pas tout à fait compatibles. Pas plus d’ailleurs que les sentiments de leurs dirigeants respectifs.

Reste Corsair, déjà recapitalisée, soutenue par l’Etat et qui coopère déjà depuis deux ans avec Air Austral. Je parierais bien sur ce cheval, si j’étais joueur…

Sans oublier que Laurent Abitbol, qui préside le Conseil stratégique de Corsair, appuyé par son fonds d’investissement, pourrait aussi avoir un petit mot à dire.

Supputations ?

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