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Le Snav Ile-de-France fait un bilan de la commission zéro

Beaucoup d’agences préfèrent continuer à appliquer un pourcentage, plutôt que de percevoir des frais fixes sur le prix des billets.

La 7e convention du Snav Ile-de-France, qui s’est déroulée du 19 au 24 mai à bord du Costa Classica, a été l’occasion pour les professionnels réunis de traiter de plusieurs sujets cruciaux, telles la formation ou l’optimisation des ventes des TO. Mais surtout de dresser un premier bilan du passage à la commission zéro, effective depuis le 1er avril.

Après deux mois, il apparaît que le changement de modèle économique ne s’est pas trop mal déroulé pour la majorité des agences, notamment pour celles qui percevaient déjà des frais de services avant le 1er avril, tant pour les ventes loisirs qu’en affaires.

Attentisme quasi général

Pour autant, Cédric Lefranc, directeur de la société de services informatiques IGA, affirme avoir été surpris par le manque d’anticipation des agences et par leur difficulté à définir leur seuil de rentabilité. Beaucoup de distributeurs auraient ainsi adopté une attitude défensive, attendant de connaître la grille de frais préconisée par leur réseau, voire celles des concurrents, avant de se définir, au lieu de mettre en place une grille en fonction de leurs propres coûts.

Le démarrage a été un peu lourd, confirme Georges Rudas, directeur commercial d’Amadeus France, qui a été très sollicité quelques jours avant la date fatidique, afin d’équiper les distributeurs de son outil SFM (Service Fee Management), qui permet d’automatiser la prise de frais. 2 600 postes de travail l’utilisent à présent, représentant déjà 27 000 transactions par jour. Sabre annonce de son côté qu’une dizaine de mini-réseaux (dont Club Voyages), sur 650 clients en France, utilise sont produit RMT, dont une version plus simple est attendue pour septembre.

Il n’en reste pas moins que plutôt que d’appliquer une grille de frais fixes, nombre d’agences ont préféré continuer à prélever 7% sur le prix du billet pour compenser la disparition de la commission. Certaines assortissent toutefois ce pourcentage de la prise de frais fixes pour les billets à petits prix, afin de gagner tout de même de l’argent sur ce type de réservation. Il en résulte pour le client une certaine confusion… Cette politique a notamment été adoptée par les agences qui font peu de billetterie, et qui ont parallèlement critiqué le coût d’utilisation du SFM.

Appliquer des frais de services est loin d’être un réflexe

Autre problème évoqué pendant les débats : nombre de patrons redoutent que leurs vendeurs n’appliquent pas toujours la grille de frais, ou pratiquent des remises aux clients. Les outils informatiques doivent permettre d’éviter tout oubli. Mais une bonne formation sur ce point et la mise en place de contrôles s’avèrent essentielles. Certains participants à la convention ont d’ailleurs reconnu avoir encore des difficultés à faire accepter la prise de frais à leurs collaborateurs, allant même jusqu’à devoir éplucher les factures pour vérifier si elle avait été effectuée.

Dernière constatation : tous reconnaissent que la grille ne peut être gravée dans le marbre. Ainsi, Marie-Laure Leroux d’Ingetours (Afat Voyages) a déjà modifié à quatre reprises le barème affiché dans son agence.

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