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La reprise d’Air Littoral en zone de turbulences

L’administrateur a saisi le tribunal de commerce de Montpellier. La solution Seven Group semble de plus en plus improbable.

Le dossier de reprise d’Air Littoral s’enlise chaque jour un peu plus. La saisine du tribunal de commerce de Montpellier lundi 8 décembre n’a pas eu l’effet escompté. Le fonds d’investis-sement Seven Group n’a toujours pas versé le moindre centime pour la reprise de la compagnie.

En fin de semaine dernière, Mario Palmonella, PDG de Seven Group, affirmait encore avoir les moyens financiers de réaliser cet accord. Pour preuve de sa bonne foi, le fonds d’investissement italien avait même fait appel à un nouvel investisseur suédois, son actionnaire à 30 %, qui s’était déclaré très intéressé par les perspectives qu’offraient le rapprochement entre Air Littoral et Azzura Air, filiale de Seven Group.

Mais malgré cet écran de fumée, le fonds d’investissement n’a encore rempli à ce jour aucune de ses obligations, un mois après avoir été désigné repreneur d’Air Littoral. L’administrateur judiciaire a seulement indiqué que la nouvelle audience du tribunal de commerce aurait lieu d’ici une à deux semaines.

Trois options possibles

A ce stade, la juridiction consulaire aura plusieurs options. Elle pourra lancer une autre période d’observation, substituer un autre repreneur à Seven Group ou ordonner la liquidation d’Air Littoral. L’éventualité d’un retour de l’homme d’affaires François Legros, PDG de la société Genesys, ancien candidat à la reprise de la compagnie, pourrait permettre d’éloigner, temporairement, cette dernière extrémité. Une chose est sûre : alors que le plan social portant sur 300 suppressions de postes touche à sa fin, Air Littoral traverse à nouveau une zone de fortes turbulences.

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