Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

La Nouvelle-Orléans boudée par les Français

Un an et demi après les ravages de l’ouragan Katrina, la belle louisianaise a rénové son quartier historique et retrouve ses touristes. Mais les visiteurs français manquent à l’appel…

La Nouvelle-Orléans est encore plus belle qu’avant. C’est ainsi que la décrit Stephen Perry, président du Bureau du tourisme et des congrès de la ville de Louisiane, en visite à Paris le 19 avril. La cité américaine revient de loin. Il y a 20 mois à peine, elle était inondée à 80 % après le passage de l’ouragan Katrina, qui avait provoqué l’effondrement des digues contenant les eaux du lac Pontchartrain et causé la mort de centaines de personnes.

Si le Quartier français, centre historique surnommé aussi le Vieux Carré, a été épargné, l’activité touristique s’est néanmoins arrêtée pendant neuf mois. Une fermeture qu’ont mis à profit les hôtels, restaurants, clubs de jazz et autres centres de convention pour se refaire une beauté, améliorer la qualité des infrastructures, voire s’agrandir. A l’image du Ritz Carlton, qui s’est doté de 230 chambres supplémentaires. Surtout, depuis que le tourisme est reparti partiellement (31 000 chambres sur 38 000 sont accessibles), la ville a retrouvé son âme, assure Stephen Perry. En 2006, elle n’a certes accueilli que 4 millions de visiteurs, contre 10 millions en 2004. Mais Stephen Perry mise cette année sur 7,5 millions de touristes, et espère retrouver 90 % de la fréquentation pré-Katrina dès 2008.

Reste que, sur le marché français (50 000 visiteurs en 2004, au deuxième rang des marchés émetteurs européens, derrière le Royaume-Uni), la Nouvelle-Orléans ne redécolle pas, malgré une histoire commune avec l’Hexagone. Destination secondaire aux Etats-Unis (on y va après avoir visité New York, le grand Ouest et la Floride), la ville fait les frais d’un marché américain en récession (-30 %) pour cause de passeport biométrique, mais aussi d’une image dégradée depuis Katrina. Résultat : les ventes des TO sont au point mort.

Jetset/Equinoxiales (1 730 clients en Louisiane en 2004), n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour relancer la destination. Brochure estivale préfacée par Eddy Mitchell, dont le dernier titre s’intitule Ma Nouvelle-Orléans, opération incentive et petits déjeuners de formation pour les agents de voyages début février… Le TO est même l’un des seuls à avoir conservé un circuit accompagné dans la région, en plus des autotours, coeur de l’offre. En dépit d’absence de réservations, il ne baisse pas les bras et donne rendez-vous aux vendeurs le 24 mai à Bordeaux pour une soirée de présentation de l’Etat. Pour leur part, Kuoni/Vacances Fabuleuses, Thomas Cook ou encore Vacances Transat ont abandonné les circuits accompagnés et ne programment plus La Nouvelle-Orléans qu’à la carte, en attendant des jours meilleurs qu’ils n’espèrent pas avant l’été 2008. D’autant que la ville n’est pas reliée directement à la France et nécessite un vol avec transit.

Grands peintres et jazz

La belle louisianaise devrait néanmoins reprendre des couleurs dans l’Hexagone : une campagne de communication (affichage + Internet) est prévue en juillet, dont l’humour décalé devrait faire mouche. Et des éductours, organisés par le Bureau du tourisme et des congrès, sont programmés en novembre. En attendant, la Nouvelle-Orléans donne rendez-vous aux Français autour de deux événements : une exposition dans son Musée des Beaux-Arts, qui met à l’honneur les femmes vues par des peintres français (Renoir, Degas, Picasso…) jusqu’au 2 juin ; et le célèbre Festival de jazz en août, où 450 000 visiteurs sont attendus.

Laisser votre commentaire (qui sera publié après moderation)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans la même rubrique