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La Corse ne suffit plus aux ambitions d’Ollandini

Le voyagiste leader de l’île de Beauté poursuit sa diversification pour accentuer sa croissance.

Les saisons se suivent mais ne se ressemblent plus pour le groupe Ollandini, que les ambitions portent au-delà de la seule Corse. Pour la saison 2018, le voyagiste édite une brochure totalement dédiée à sa production en Sardaigne, largement enrichie depuis l’arrivée de Stéphane Ralkos.

Car le marché touristique de l’île de Beauté semble se verrouiller, selon Jean-Marc Ollandini, le dirigeant du groupe. « Nous nous renforçons sur la Sardaigne notamment suite aux demandes de nos clients », explique celui qui dirige l’entreprise familiale depuis l’année 2000. « On veut faire en Sardaigne ce qu’on sait faire en Corse : proposer l’offre la plus large possible, allant du camping à l’hôtel de luxe. La Sardaigne compte aussi beaucoup plus de clubs que la Corse : c’est un axe de développement pour nous », renforce Stéphane Ralkos.

Des tests sur différentes îles méditerranéennes

Plus largement, Ollandini reconnaît chercher de nouveaux terrains de jeu et les tester avec sa division dédiée aux groupes. « Nous lançons la Sicile et la Grèce, et si la formule prend, nous l’ouvrirons aux individuels en 2019« ,  annonce Stéphane Ralkos. De là à dire qu’Ollandini devient un tour-opérateur généraliste, il n’y a qu’un pas que Jean-Marc Ollandini ne franchit pas. « Nous restons prudents et modestes, car nous ne sommes pas les premiers sur ces destinations. Mais nous pensons que nous avons une place à prendre. »

La diversification de l’entreprise ne passe pas que par l’ouverture de destinations. Si le pôle « Voyages » représente le gros du chiffre d’affaires du groupe (42 millions sur les 85 millions d’euros enregistrés en 2017), Ollandini a aussi investi 50 millions d’euros dans un pôle hôtelier en 2011 (17 millions d’euros de CA), qui représente 40% du résultat net de l’entreprise, calculé à 1,3 million d’euros. Enfin, l’activité location de véhicules représente 15 millions d’euros de CA. « Comme le pôle voyage, l’hôtellerie et la location de voitures peuvent progresser », estime Jean-Marc Ollandini.

En 2017, Ollandini, qui travaille à 95% en B2B, a séduit 55 000 clients.