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Jean-Pierre Nadir (FairMoove) : « C’est une émission que j’aurais aimé faire à mes débuts »

Le fondateur d’Easyvoyage et désormais patron de FairMoove est l’un des membres du jury de la deuxième saison de l’émission « Qui veut être mon associé ? », diffusée sur M6 à partir de ce soir. Retour sur une expérience pas comme les autres.

L’Echo touristique : Pouvez-vous nous présenter le concept de Qui veut être mon associé ?

Jean-Pierre Nadir : C’est une émission qui met en lumière la vie des entrepreneurs. Une vie faite de joies et d’angoisses, de labeur et de prises de risques. Concrètement, une cinquantaine de porteurs de projets sélectionnés par la production de M6 font face à sept investisseurs, dont je fais partie, qui composent le jury. Ils nous pitchent leurs projets, en 15 minutes, et puis nous échangeons avec eux, sur le mode des questions-réponses. Nous pouvons même, si c’est possible, tester le produit, le toucher en plateau. Au bout d’une heure, les investisseurs doivent se positionner et expliquer pourquoi ils soutiennent ou non le porteur de projet. Et c’est à lui de choisir avec quel investisseur il poursuit l’aventure.

Jusqu’à où peut aller ce soutien ?

Jean-Pierre Nadir : C’est à nous de fixer le curseur. Mais je sais que 5 millions d’euros ont été investis cette saison. Parfois, c’est aussi un accompagnement sur le moyen ou le long terme, pour favoriser le développement d’une start-up, en prodiguant nos conseils et en partageant nos expériences. Le simple fait de participer à cette émission, pour un entrepreneur, est un accélérateur formidable. C’est une émission que j’aurais voulu faire quand je me suis lancé. Je n’avais aucun réseau, je n’avais pas d’argent ni accès aux financements, et elle m’aurait fait gagner 10 ans. Elle permet aux candidats de se confronter à certaines réalités, devant les entrepreneurs, mais aussi devant les médias. Imaginez l’exposition, pour votre produit ou votre service, dans une émission qui a réuni plus d’1 750 000 téléspectateurs, le mardi soir, lors de la diffusion de la première saison.

Vous avez investi sur des projets de cette nouvelle saison ?

Jean-Pierre Nadir : Je ne peux pas vous donner ces informations avant la diffusion de l’émission. Vous le découvrirez au fur et à mesure de la saison ! Mais il y a ce petit jeu, entre les membres du jury : nous nous affrontons pour remporter les faveurs du candidat. Parfois on gagne, parfois on perd ! Mais la star de cette émission, ce sont les candidats, pas le jury. Qui veut devenir mon associé ? raconte également de très belles histoires humaines. Sans vous donner trop de détails, je peux par exemple vous dire que nous avons parfois choisi d’investir sur un candidat, une personnalité, quelqu’un qui nous a raconté quelque chose de particulier, plutôt que sur son projet, qui n’était pas bien abouti.  

FairMoove, votre nouveau projet lancé mi-2021, aurait-il pu être présenté devant le jury de l’émission ?

Jean-Pierre Nadir : En fait, c’est la proposition que m’a fait la production de M6, au moment où ils m’ont contacté. Mais je leur ai expliqué que Fairmoove n’en avait pas besoin. Et puis, au fur et à mesure de nos échanges, nous nous sommes rendus compte mutuellement que j’avais plutôt ma place de l’autre côté, avec le jury. J’ai fait ma première opération à 16 ans, j’ai créé ma première SARL à 21 ans, je n’ai jamais été le salarié que de mes entreprises… Je commence à bien connaître les défis qui se présentent à un entrepreneur, les angoisses, les joies, les peines qu’il peut rencontrer. J’ai pu partager tout cela avec les candidats, les faire profiter de mes expériences. Même s’il a fallu, avant tout ça, passer plusieurs castings devant les équipes de M6 !

A titre personnel, qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à cette émission ?

Jean-Pierre Nadir : C’est une émission bienveillante, que je qualifierai d’intérêt général. Elle montre que la réussite est possible, que le chemin est difficile mais que cela fait partie de la création d’une entreprise. Nous développons également, dans le jury, des argumentations qui permettent, à cette heure de grande écoute, de susciter des vocations. Du moins je l’espère ! Il y a aussi une question de transmission, de partage d’expériences. Nous livrons un regard sur les projets présentés pour les améliorer, pour aider ces entrepreneurs à s’accomplir. J’ai rejoint le plateau de l’émission sur la pointe des pieds, car je ne m’étais jamais livré à un tel exercice. Huit jours de tournage intenses consécutifs, c’est une vraie production !

C’est aussi un coup de projecteur sur votre parcours.

Jean-Pierre Nadir : C’est vrai, et j’y suis allé sans trop savoir ce qui allait m’arriver. Et j’y ai beaucoup appris, ça m’a stimulé. J’ai beaucoup donné, mais j’ai aussi reçu plein d’énergie, de créativité. J’en retire beaucoup de bénéfice personnel. J’estime que les entrepreneurs doivent participer à la transformation des modèles. L’émission était un moyen de promouvoir cette conviction auprès du grand public. Quand j’investis dans CarWatt, qui travaille à la transformation – et non au remplacement – des véhicules thermiques en véhicules électriques ; dans MoovCamp, créée avec Michel Salaün et d’autres ; ou encore dans les croisières en catamaran de Catlante, je soutiens ce en quoi je crois, dans le secteur que je connais. Même si je me considère avant tout comme un entrepreneur, et non comme un investisseur.

Retrouvez le premier épisode de la deuxième saison de Qui veut devenir mon associé ? ce soir, à 21h05 sur M6.

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