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Tourisme : quelles aides seront accordées jusqu’à fin janvier ?

Le gouvernement a dévoilé ce midi les aides visant les entreprises fortement impactées par la crise sanitaire et les restrictions, pour les mois de décembre et janvier.

Trois ministres ont reçu lundi 3 janvier en fin de matinée les représentants des organisations patronales et des secteurs affectés par les restrictions sanitaires, dont Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage (EdV). Bruno Le Maire (Economie), Elisabeth Borne (Travail) et Jean-Baptiste Lemoyne (Tourisme) ont ainsi fait le point sur les nouvelles aides de l’Etat, pour les secteurs impactés, notamment suite aux annonces de Jean Castex.

Aide aux coûts fixes

« Nous allons élargir l’aide aux coûts fixes à l’ensemble des entreprises du secteur du tourisme, le fameux secteur S1 et S1bis », a souligné Bruno Le Maire, lors de la conférence de presse qui a suivi cette réunion. 

Pour le mois de janvier 2022, les entreprises les plus affectées par la situation sanitaire pourront bénéficier – comme en décembre – du dispositif ‘coûts fixes’ dès lors qu’elles perdent plus de 50% de leur chiffre d’affaires. « Nous aurions aimé que le seuil soit abaissé à 40% », a réagi Jean-Pierre Mas, que nous avons interrogé ce midi.

A noter que le processus de demande va être accéléré pour les aides aux coûts fixes inférieures à 50 000 euros, ce qui devrait soulager de nombreuses PME. La procédure « se comptera en jours, et non plus en semaines », promet Bruno Le Maire. Face à des délais jugés « trop longs », 120 agents de la direction générale des finances publiques seront affectés au traitement des dossiers, contre 80 jusqu’à maintenant.

Prise en charge de l’activité partielle

« Toutes les entreprises qui auront perdu 65% de leur chiffre d’affaires (…) seront éligibles au remboursement de l’activité partielle à 100% sans reste à charge », a aussi relevé Bruno Le Maire, pour le mois de janvier. « Toutes les entreprises qui font l’objet de mesures de restrictions sanitaires auront également accès à cette indemnisation », a-t-il ajouté en citant les bars qui n’ont plus le droit de servir ses clients debout et les discothèques.

« Nous estimons faire partie de ces sociétés subissant de fortes restrictions puisque la mobilité internationale est très contrainte. Mais ce n’est pas gagné », ajoute Jean-Pierre Mas, qui n’a donc pas dit son dernier mot. « Nous avons obtenu la plupart des aides que nous avions demandées », résume le patron du syndicat. « Ce que nous n’avons pas obtenu, c’est l’exonération des charges sociales », estime-t-il. Les EdV gardent, à ce sujet, « un pied dans la porte ».

« Nous allons étudier la possibilité d’une exonération de charges pour les entreprises qui auraient perdu 65% de leur chiffre d’affaires ou qui feraient l’objet de restrictions sanitaires », a pour sa part indiqué Bruno Le Maire.

La question des PGE sur la table

Le ministre de l’Economie a également abordé le sujet sensible des Prêts garantis par l’Etat, dont les règles dépendent aussi le la Commission européenne.

« Beaucoup d’entreprises, notamment les plus petites d’entre elles, redoutent de ne pas pouvoir faire face à l’échéance du printemps prochain, en termes de délai et d’échéancier de remboursement. Je vais regarder dans les heures qui viennent la réponse que nous pouvons apporter sur les Prêts garantis par l’Etat. Cela demande de poursuivre et de finaliser les discussions avec la Commission européenne, la Fédération bancaire française, le gouverneur de la Banque de France. » 

L’ensemble des nouvelles aides, correspondant à un dispositif « ciblé », représente une centaine de million d’euros, d’après le locataire de Bercy. Loin des milliards apportés par le « Quoi qu’il en coûte » au pic de la crise.

Des mesures de freinage

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé le 27 décembre des décisions destinées à endiguer l’accélération des contaminations de Covid-19. Parmi ces restrictions figure l’interdiction de consommer debout dans les bars et les cafés pour trois semaines dès ce lundi. Il sera également prohibé de boire et de manger dans des lieux publics comme les transports collectifs, y compris les trains longue distance, ainsi que les cinémas et les théâtres.

Les rassemblements sont en outre limités à 2 000 personnes en intérieur et à 5 000 en extérieur.

Par ailleurs, le gouvernement appelle au renforcement du télétravail dans les entreprises – à raison de trois jours par semaine dans la mesure du possible – ce qui pourrait affecter de nombreux restaurants et commerces.

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