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incertitudes après la mise en redressement judiciaire

La compagnie s’est entendue avec le Snav pour protéger les agences. Mais l’activité charter reste problématique.

J eudi 25 octobre, alors que le salon Top Resa battait son plein, 210 passagers en partance pour Punta Cana (République dominicaine) étaient bloqués à Orly. Suite à l’annonce du dépôt de bilan d’Aéris, le tour-opérateur Karavel-Promovacances qui affrétait un avion de la compagnie, a préféré annuler le départ, quitte à créer une belle pagaille, craignant en effet que ses clients ne soient bloqués. Après une journée d’attente, les passagers ont finalement pu embarquer sur un avion affrété auprès d’Air Bourbon.

Cet incident montre à quel point la situation d’Aéris, qui vient d’être placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse, inquiète. La compagnie a choisi de ne pas communiquer pendant la periode d’observation qui court jusqu’à fin octobre, et assure son programme normal. Plusieurs repreneurs se sont déjà manifestés, précise toutefois Alexandre Scherer, directeur marketing. En attendant, les tour-opérateurs qui affrétaient le transporteur toulousain, en particulier Marsans-Transtours, sont en train de se prémunir contre une éventuelle défaillance.

Pour l’instant, nous maintenons notre programme de vols vers Cuba, le Mexique et la République dominicaine, car la Direction générale de l’aviation civile [DGAC] nous l’impose tant qu’Aéris poursuit son activité, assure Bruno Gallois, directeur général de Marsans-Transtours. Mais nous devons avoir la garantie que nos passagers seront acheminés sans problème et nous avons prévu des solutions de rechange. Il ne donne toutefois pas plus de précisions.

Une solution à court terme

Pour les vols réguliers intérieurs d’Aéris Express, la compagnie n’a pas recours au système de centralisation des paiements du BSP. Elle a donc mis en place un système de facturation sécurisé, en collaboration avec le Snav et les principaux réseaux d’agences. On ne demande le règlement aux agences qu’une fois les vols effectivement réalisés, explique Alexandre Scherer. Une solution à court terme qui protège les ventes en agence, même si Aéris reconnaît que celles-ci ont diminué de 20 à 30 % dans les jours qui ont suivi l’annonce du dépôt de bilan. Et que les agences continuent à limiter leurs risques en n’émettant des billets que pour des vols se déroulant dans les quinze jours. Aéris, qui traîne une dette de 7 ME, ne communique pas le montant des billets déjà émis au-delà de la période d’observation, mais annonce des taux de remplissage qui, pour l’instant, ne dépassent pas 15 % en novembre.

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