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Dijon inaugure sa Cité internationale de la gastronomie et du vin

Ce temple du bien manger prévoit d’attirer un million de visiteurs par an.

Elle était attendue de très longue date : la Cité de la gastronomie et du vin de Dijon ouvre enfin ses portes ce vendredi. Annoncé comme « un lieu d’exception pour célébrer l’art de vivre à la française », ce site de quelque 6,5 hectares aura pour mission de raconter et faire vivre le repas des Français, tel qu’il est inscrit au Patrimoine de l’Unesco depuis 2010. Le tout niché dans un écrin prestigieux : l’ancien Hôpital du Saint-Esprit, joyau architectural fondé en 1204 magnifiquement réhabilité et complété d’édifices contemporains.

Que trouve-t-on au sein de la Cité de la Gastronomie ? Des expositions, sur 1750 m², consacrées à l’histoire du repas à la française, mais aussi deux restaurants, gérés par le chef bourguignon triplement étoilé Eric Pras, une cave proposant une des plus larges sélections au monde.

S’y ajoutent un village gastronomique de neuf boutiques tenues par des producteurs, une « cuisine expérientielle » proposant des démonstrations de chefs et des ateliers, une école des vins, une antenne de l’école Ferrandi…

« On a retenu la leçon de l’échec de Lyon »

Au total, 250 millions d’euros de travaux, financés à 90% par le privé, ont été investis pour donner vie à la Cité de la Gastronomie de Dijon. Celle-ci table sur un million de visiteurs par an, pour une métropole de 260000 habitants

Mais à l’heure de l’inauguration, l’échec de la Cité de la Gastronomie de Lyon reste dans bien des têtes. Celle-ci avait en effet dû fermer ses portes en 2020, neuf mois après son inauguration, faute d’avoir atteint son objectif de 300000 visiteurs annuels. Un nouveau projet, complètement repensé, doit voir le jour en 2023. Les autres cités gastronomiques ont elles aussi connu des loupés : celle de Tours démarre à peine après moult rebondissements, celle de Paris-Rungis est reportée à 2026. 

« Un million de visiteurs, c’est un objectif tout à fait atteignable. Je n’ai aucun doute là-dessus : Dijon avait 3,5 millions de visiteurs avant le Covid », assure à l’AFP le maire socialiste de Dijon François Rebsamen. « On a retenu la leçon de l’échec de Lyon qui proposait un truc un peu bas de gamme et très cher », assure-t-il, rappelant que la Cité dijonnaise comprend, elle, « toute une partie culturelle et patrimoniale gratuite ».

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