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Cité Internationale de la Gastronomie de Lyon : un nouveau départ en 2023

Fermée après moins d’un an d’exploitation, faute de visiteurs, la Cité Internationale de la Gastronomie vient de dévoiler un nouveau projet autour de l’alimentation pour « ce temple du bien manger ».

Fermée en 2020 faute de visiteurs, la Cité Internationale de la Gastronomie de Lyon rouvrira ses portes en 2023 dans le cadre d’un nouveau projet plus diversifié autour de l’alimentation, ont annoncé jeudi ses responsables. 

Après le « fiasco » de la première mouture, « nous avons travaillé avec un comité qui réunit tout le monde. Les mécènes, qui nous ont aidés au début, mais naturellement tous les chefs, les acteurs du territoire, de la résilience alimentaire, de la justice alimentaire, les représentants des agriculteurs et naturellement des élus », a souligné Bruno Bernard, président EELV de la métropole lyonnaise qui porte le projet. Sa refonte s’appuie sur le comité Rabelais, un groupe d’experts composé de restaurateurs, de nutritionnistes et de spécialistes de l’alimentation durable, qui fera des propositions pour la programmation des différents espaces de la Cité nouvellement conçue. 

Un « espace hybride »

Ce temple du « bien manger » de 4000 m2, situé dans le Grand-Hôtel Dieu en plein centre-ville, ne sera plus « uniquement un musée » comme auparavant, mais « un espace hybride » avec plusieurs lieux dédiés à des expositions, à « l’éducation du goût » des enfants, ainsi qu’au rassemblement des professionnels « de la filière gastronomie, de la restauration, de l’agriculture, de l’alimentation et de la santé ». 

D’un coût de fonctionnement de l’ordre d’un million d’euros par an, le projet va permettre d’ici 2023 « de multiplier les acquis, les événements, les expériences », a assuré Bruno Bernard, évoquant des manifestations gratuites les premiers dimanches de chaque mois et d’autres payantes. Pour ces dernières, ce ne sera pas « un prix unique » mais une tarification « au cas pas cas », a ajouté l’élu écologiste.

Inaugurée en octobre 2019, la Cité internationale de la gastronomie, dans sa version initiale, avait fermé définitivement en juillet 2020, faute d’avoir trouvé un public.

Déjà critiqué pour le prix d’entrée et pour son manque de contenu, le site était resté fermé après le déconfinement. Le chef étoilé Régis Marcon, qui a présidé le Comité d’orientation stratégique de l’établissement avant de devenir voici parrain de la Cité, avait alors confié ne « pas être surpris » par cette fermeture. « Le démarrage ne s’est pas bien passé, la scénographie était loupée. Il y avait un manque de lisibilité, l’exposition n’allait pas dans le sens populaire et manquait de ligne directrice, même s’il y avait des choses réussies comme l’espace enfants », avait-t-il déclaré à l’AFP.  « Il n’y avait pas assez de cuisine, pas assez d’expérience et de communication avec le public », a-t-il ajouté, regrettant que « l’espace (soit) devenu un peu prétentieux et flou ». Portée par la ville et la métropole, avec 2 millions d’euros chacune, et par le mécénat à hauteur de 10,5 millions, la Cité de la Gastronomie adossée aux nouvelles Halles de Lyon espérait recevoir 300 000 visiteurs par an. « On n’a fait que 150000 entrées depuis l’ouverture, dont de nombreuses non payantes d’écoliers et étudiants, on ne peut pas survivre comme ça », constatait alors le chef Marcon.

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