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Croisière norvégienne

Edwige Lefebvre, responsable de la production Scandinavie chez Salaün Holidays, à Paris, a découvert le cabotage en Norvège début mars, à l’initiative de Hurtigruten et d’Innovation Norway.

Avant même d’avoir intégré Salaün, en octobre, je travaillais sur la Scandinavie depuis sept ans. Mais, paradoxalement, je n’avais jamais dormi à bord de l’Express côtier. Conséquence : je restais prudente pour conseiller mes clients, j’avais peur qu’ils trouvent le temps long. Cet eductour était un test. Nous étions une dizaine à prendre l’avion pour Oslo, puis la correspondance pour Tromsø. Des vols sur la compagnie SAS, très ponctuels mais sans repas gratuit. Heureusement, nous avons dîné dans un excellent restaurant de poisson en arrivant. Tromsø est une ville jeune, dynamique, qui compte beaucoup d’étudiants. Nous logions au Rica Ishav Hotel, un des meilleurs établissements de la ville, avec des chambres standard très correctes, surtout quand elles ont vue sur la cathédrale Arctique. Et puis le Rica a le grand avantage d’être juste à côté de l’embarquement Hurtigruten. Avant de commencer la croisière, nous avions une demi-journée de chiens de traîneau, à travers des étendues très sauvages autour de Tromsø. Au retour, nous avons fait un tour de ville. Nous avons visité le Musée polaire et le centre thématique Polaria. J’ai de loin préféré le premier, avec ses vieilles reliques émouvantes de la conquête des pôles. C’est un musée unique, qui ne ressemble à rien de ce que l’on voit ailleurs ! À 17 h 30, nous avons reçu nos cabines sur le Midnatsol, un bateau de nouvelle génération. J’ai vraiment découvert la vie à bord. Le Midnatsol est un navire de petite capacité (650 lits), il n’y a pas d’animation, mais on ne s’ennuie pas : on reste des heures à apprécier le paysage, qui change tout le temps. Leur point fort est la restauration, irréprochable à tous les repas.

L’ARCTIQUE, TOUJOURS IMPRESSIONNANT

Dommage que, comme sur toutes les croisières du monde, les excursions soient si chères. En l’occurrence, nous avons fait celle jusqu’au Cap Nord, le lendemain. J’y étais déjà allée, mais pas en hiver ; être face à l’océan glacial Arctique, c’est toujours impressionnant. Remontés à bord, nous avons atteint le terminus : Kirkenes, avec sa grande attraction, le safari au crabe géant. On a enfilé des combinaisons étanches et on s’est laissés flotter, en attendant que le plongeur ramène les bêtes, qu’on a dégustées à midi, avec du pain et du beurre. L’atmosphère de Kirkenes est particulière, si près des miradors de la frontière russe. Nous logions à l’hôtel Rica Arctic Hotel, mais nous avons aussi visité un hôtel de glace, amusant à voir mais cher, surtout pour dormir dans l’humidité, avant de finir par un petit en-cas sous une tente laponne et un bon repas. Le lendemain, retour à Paris. Dans l’avion, tout le monde était ravi. Pour ceux qui ne connaissaient pas la Norvège, le sentiment dominant, c’était la surprise… Avec quelques mauvais côtés : les Norvégiens, qui ont l’image de personnes très carrées, n’ont pas toujours le sens du service (chambres non préparées, clefs pas prêtes quand vous arrivez à l’hôtel…). Pour ce qui est de l’Express côtier, je n’hésiterai plus à le vendre, que ce soit à des retraités qui cherchent le repos ou à des clients jeunes et dynamiques. J’ai même découvert son intérêt pour des navigations en hiver, en tout cas pour 4-5 jours. Mais il faut du tout compris, car le moindre faux frais est élevé !

Pour ce qui est de l’Express côtier, je n’hésiterai plus à le vendre, que ce soit à des retraités, qui cherchent le repos, ou à des clients jeunes et dynamiques. J’ai même découvert son intérêt pour des navigations en hiver.

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