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Condor : un deuxième prêt pour une deuxième chance de survie

Sauvée par l’Etat allemand de la faillite de Thomas Cook, Condor n’a pas eu le temps de se mettre à l’abri de la crise du coronavirus.

La compagnie aérienne charter allemande Condor, ex-filiale du voyagiste Thomas Cook, va recevoir 550 millions d’euros de prêts garantis par les pouvoirs publics allemands pour faire face à l’impact de la pandémie de nouveau coronavirus.

« La Commission européenne a donné son accord » à ces garanties, qui seront accordées par l’Etat fédéral et l’Etat régional allemand de Hesse, ont indiqué lundi le ministère de l’Economie et l’entreprise. Après le voyagiste TUI, Condor profite ainsi d’un plan d’aide aux entreprises de plusieurs centaines de milliards d’euros annoncé mi-mars par le gouvernement allemand qui inclut des prêts « sans limites » garantis via la KfW, la banque publique allemande.

Condor « est une entreprise saine et rentable en temps normal, et a de bonnes perspectives d’avenir », a commenté le ministre de l’Economie allemand Peter Altmaier lundi.

Le rachat de Condor par la LOT annulé

« Pour la seconde fois en près de six mois », Condor « traverse des difficultés sans que cela ne soit de sa faute », une « première fois à cause de Thomas Cook » et une « seconde fois à cause des effets du coronavirus », affirme de son côté l’entreprise. Fragilisée par le dépôt de bilan de sa maison mère, Thomas Cook, en septembre, Condor avait survécu plusieurs mois grâce à un premier prêt relai à hauteur de 380 millions d’euros garanti par l’Etat allemand, qui sera refinancé à hauteur de 256 millions d’euros.

Annoncé en janvier, le projet de rachat de Condor par la compagnie polonaise LOT a été abandonné mi-avril, alors que le secteur aérien traverse une crise historique du fait de la pandémie de coronavirus. Comme Condor, Lufthansa, premier groupe aérien européen, pourrait également recevoir des aides de l’Etat allemand, à hauteur de 9 à 10 milliards d’euros, selon l’agence de presse allemande DPA, qui cite des sources gouvernementales. Cela se ferait via une prise participation de l’Etat allemand au capital du groupe. Lufthansa affirme perdre actuellement un million d’euros « par heure ».

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