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Les plages françaises seront-elles ouvertes cet été ?

C’est la question que nous avons posé à Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat, en charge du Tourisme.

La saison estivale demeure une difficile équation, à plusieurs inconnues. Si les Français devraient rester dans leur propre pays cet été, nombre d’observateurs s’interrogent sur les conditions du déconfinement, et les restrictions qui perdureront afin d’éviter la propagation du Covid-19. Comme le prévoit l’Espagne, faudra-t-il envisager des mesures de distanciation sociale sur les plages l’été prochain ? Nous avons posé cette question à Jean-Baptiste Lemoyne, mardi, lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Le secrétaire d’Etat en charge du Tourisme n’a pas totalement exclu un tel scénario. « Le sujet des plages doit être construit et documenté avec sérieux, même si c’est une activité de plein air. »

La tentation de la distanciation sociale

« Nous regardons ce qui se fait ailleurs, a-t-il poursuivi. L’Australie, par exemple, a décidé que pouvaient être pratiquées des activités sportives en mer, mais qu’il n’était pas possible de stationner sur la plage. Il y a besoin de continuer à investiguer sur ce que peuvent être les prérequis sanitaires. Le travail est en cours », pour prendre des décisions relatives aux plages. Si la destination France ouvre le balnéaire en mode mineur, lors la première phase du déconfinement dès le 11 mai, des hébergeurs pourraient être enclins à ne pas rouvrir cet été.

Selon la BBC, la plupart des plages de Sydney, en Australie, restent actuellement fermées. Mais trois plages (Coogee, Maroubra et Clovelly) ont rouvert partiellement, afin de permettre des activités sportives ; les règles de distanciation sociale restent toujours en vigueur. Selon les autorités locales, cette mesure vise aussi à améliorer la santé mentale de la population, précise la vidéo ci-après.

Eviter une guerre des destinations

Jean-Baptiste Lemoyne a aussi fait le point sur les mesures actuelles d’aide aux entreprises. Environ 27 000 entreprises du tourisme ont obtenu un accord pour un prêt garanti par l’Etat. L’enveloppe globale des prêts dans le secteur s’élève ainsi à 2,4 milliards d’euros, à l’heure actuelle. Dans le même temps, les pros du voyage font le dos rond en attendant des jours meilleurs. D’ailleurs, 16% de l’activité partielle concerne notre industrie. Les professionnels sont suspendus aux prochaines décisions gouvernementales pour envisager la reprise d’activité, après s’être arrimés aux normes sanitaires qui s’imposeront. Jean-Baptiste Lemoyne évoque déjà un plan de reprise et de « transformation », pour stimuler les Français à partir en vacances dans notre pays. « Il faudra éviter de tomber dans une guerre des destinations », entre régions, prévient-il.

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