Ça tourne chez Galileo France
Jérôme Moisan a pris les rênes de Galileo France en mai. Après un été studieux, il prépare son premier Top Resa, et espère séduire 200 agences d’ici l’été prochain.
Jamais deux sans trois : après avoir recruté en janvier un nouveau directeur technique (Frédéric Prokopowicz), Galileo France a nommé en mai Jérôme Moisan au poste de DG, en remplacement de Pierre Duarte. Reste à dénicher un directeur commercial, poste vacant depuis un an, ce qui n’a pas empêché le GDS de consolider ses acquis. Nous avons renouvelé les contrats avec Go Voyages et Wasteels, pour cinq et douze ans respectivement, se félicite Jérôme Moisan, qui effectuera sa rentrée dans la profession lors de la grand-messe de Top Resa. J’hérite d’une entreprise solide. Lors des deux derniers mois, nous avons d’ailleurs conquis plusieurs clients, équivalent à 50 agences.
Galileo France revendique 12 % de parts de marché dans l’Hexagone (en segments aériens). Mais Jérôme Moisan se garde d’évoquer son objectif à moyen terme. Nous souhaitons séduire 150 à 200 nouveaux points de vente d’ici l’été prochain. Pour cela, il mise sur deux grandes lignes de produits, coiffées par la marque ombrelle Travelport (l’entité distribution de voyages cédée récemment par l’américain Cendant au fonds de capital investissement Blackstone) : le GDS Galileo tout d’abord (qui sert 1 200 points de vente) et le grossiste hôtelier Gullivers Travel Associates (utilisé par 2 200 agences). Sans oublier le portail loisirs Openlink, qui enregistre plus de 10 000 dossiers par mois, et devrait se doter d’un comparateur début 2007. Après 18 ans de présence en France, Galileo entre dans l’âge adulte et veut jouer à armes égales avec Amadeus en termes de produits proposés aux agences. Au fil du temps, le GDS s’est imposé comme le challenger d’Amadeus, sauf chez les grands réseaux spécialistes du voyage d’affaires, où son concurrent européen fait toujours la course en tête.