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Bathô transforme les vieux bateaux en logements insolites

L’entreprise Bathô transforme les vieux bateaux en logements insolites. Rencontre avec Pierre Pageot, directeur général du groupe SOS, qui a racheté l’entreprise.

L’Echo touristique : Comment est né l’entreprise Bathô, lauréate des Trophées de l’innovation de L’Echo touristique 2022 ?

Pierre Pageot : Bathô est né d’un constat simple, d’une aberration écologique. En France, des milliers de bateaux construits en polyester – une matière très polluante quand elle se dégrade – dépérissent dans les ports et sur nos côtes françaises. Pour ceux qui ont un peu plus d’argent, ces bateaux en fin de vie peuvent être broyés et enfouis. Une solution elle aussi polluante. La question était donc de savoir si on ne pouvait pas trouver une seconde vie aux bateaux ? Les deux fondateurs de Bathô, Romain Grenon et Didier Toqué, ont eu l’idée de les transformer en habitation ou en modules, comme des tables de pique-nique, des salles de réunion pour entreprises, des cuisines pour resto de plein air, ou encore en boîtes à livres. En France, où il y a une histoire nautique très forte et un imaginaire collectif porté sur la mer, c’est une idée qui peut facilement allier transition écologique et habitation insolite de charme. Surtout avec le boom du « glamping ». A tous ces navires, Bathô redonne une durée de vie de 15 à 20 ans car le polyester est une matière très solide.

Comment les bateaux sont-ils sélectionnés et rachetés ?

Pierre Pageot : Un éco-organisme agréé par le ministère de la Transition écologique qui s’appelle l’Aper perçoit une taxe sur chaque vente de bateau neuf. Il nous aide dans la sélection des bateaux. On communique entre nous ce dont on a besoin.

Quels clients font appel aux services de Bathô et combien cela coûte-t-il ?

Pierre Pageot : Des entreprises, une vingtaine de campings mais aussi des communes ou des châteaux. Le panel est très varié. Il faut compter 25 à 30 000 euros pour un bateau entier, 6 000 euros pour un simple cockpit arrière.

L’entreprise Bathô a été reprise par le groupe SOS . Quelles sont vos perspectives ?

Pierre Pageot : Oui le Covid a fait mal à l’entreprise. Les deux créateurs ont revendu en décembre 2021. Avec le Darwin camp de Bordeaux, spécialiste de l’économie circulaire, et Profil Grand Large, la société événementielle du navigateur Damien Grimont, le groupe SOS a repris la barre. C’est Thibault Saint-Olive, un officier de la marine marchande britannique qui a travaillé dans le nautisme, puis a passé plus de quatre ans au Bangladesh à concevoir des bateaux utiles, qui dirige désormais le chantier. Avec la fin de la pandémie, nous grossissons, progressivement. En 2022 nous avons travaillé sur 10 bateaux. On devrait en faire plus de dix en 2023. Nous espérons en faire vingt en 2024. Nous souhaitons ainsi atteindre l’équilibre dans les deux prochaines années. Le chantier qui intervient sur les bateaux est toujours à Rezé, près de Nantes. Mais nous pourrions déménager d’ici peu. Nous sommes en discussions avec la ville car si nous grandissons, nous allons avoir besoin de plus de place. Nous voulons aussi conventionner l’entreprise en chantier insertion.

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