Aux abords de Kom Ombo
Bain de foule et dans le NilSix heures du matin. Un bateau de croisières ventru nous secoue comme une coque de noix. Les rayons de soleil caressent les visages enfarinés du groupe. Les sacs de couchage sont pliés manu militari. Nous enfilons notre petit déjeuner en regardant le fleuve boire ses premiers rayons de soleil. Après une toilette de chat, nous prenons la clé des champs de luzerne, de blé et de bananiers. D’énormes
Bain de foule et dans le Nil
Six heures du matin. Un bateau de croisières ventru nous secoue comme une coque de noix. Les rayons de soleil caressent les visages enfarinés du groupe. Les sacs de couchage sont pliés manu militari. Nous enfilons notre petit déjeuner en regardant le fleuve boire ses premiers rayons de soleil. Après une toilette de chat, nous prenons la clé des champs de luzerne, de blé et de bananiers. D’énormes jarres d’eau marquent l’entrée d’un village. Le marché aux dromadaires de Daraw émerge alors, dans un capharnaüm de poussière et un malstrom d’odeurs pestilentielles dont nos semelles vont se souvenir. En un mot, kafkaïen ! Les bestiaux se mêlent aux hommes, qui portent haut la djellaba et le chèche. Ici, le salon de thé est pour les hommes, qui fument la chicha. Et le coiffeur, réservé aux ânes ! 20 livres pour un scalp au poil. L’animal de bât mérite une coupe annuelle. De retour près de notre felouque, via le double temple de Kom Ombo, le Nil nous tend ses bras de limon. Tant pis si ses eaux sont aussi fraîches que la Manche. Marine, Paloma et Agnès se baignent, puis prennent tout naturellement un shampoing. La felouque reprend sa route en se laissant porter par le courant. Le souffle léger du vent nous invite à une navigation de demoiselle. Les enfants en profitent pour inventer une pièce de théâtre, qui campe les problèmes de succession d’un pharaon. En soirée, la felouque accoste. Notre tribu débarque sur la terre ferme. L’équipage nubien joue des percussions autour d’un feu de camp, pour clôturer la soirée. Quatre morceaux de musique plus tard, le marchand de sable est passé. Tout le monde dort à poings fermés… sauf les moustiques.
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