Amadeus joue la variation des tarifs
La nouvelle tarification d’Amadeus pour ses services de distribution aux compagnies aériennes démarre le 1er janvier.
Amadeus instaure une nouvelle tarification à l’intention des compagnies aériennes. En 2004, un tarif standard sera perçu par les GDS pour les réservations de vols courts et moyen-courriers effectuées à l’intérieur du marché national d’une compagnie. Un tarif premium concernera les vols courts et moyen-courriers réservés ailleurs dans le monde, ainsi que les liaisons internationales des transporteurs. Jusqu’alors, aucun distinguo n’était fait dans la tarification. Résultat : en Europe, en Amérique du Nord, au Proche-Orient et en Afrique, le tarif premium se traduira par une hausse des prix de 5 %, et le standard par une baisse d’autant.
Enrayer la spirale baissière
Amadeus se distingue ainsi de ses concurrents, plus enclins à diminuer leurs prix sous la pression des transporteurs. Par exemple, Sabre a signé avec 20 compagnies un contrat de trois ans, entraînant une réduction sensible de ses honoraires avec, à la clé, un manque à gagner de 90 millions de dollars par an pour le GDS.
Amadeus n’a pas voulu entrer dans cette spirale baissière : Nos prix diminuent pour les dossiers simples, alors qu’ils augmentent avec notre valeur ajoutée, souligne Philippe Chérèque, responsable de la stratégie. Un vol Tokyo-Francfort réservé d’un terminal japonais nous coûte plus cher qu’un Paris-Nice bouclé depuis Paris, assure-t-il. Cette tarification ne devrait avoir aucun impact sur les accords liant Amadeus et les agences. A contrario, le GDS prépare un troisième tarif pour les produits aériens à bas prix, qui pourrait en revanche remettre en cause le schéma des incentives versés aux agences.
