Air France prévoit un « quota de sièges à prix régulé » au départ de Bangkok
Face aux nombreuses perturbations du trafic aérien au niveau des hubs du Moyen-Orient, portes d’entrée en Asie et en Europe, Air France annonce muscler son offre vers l’Asie, dont « un quota de sièges » sera vendu à prix régulé.
Si « il n’y a pas de vols de rapatriement au sens strict du terme » prévus au départ de l’Asie, prévient Anne Rigail, directrice générale d’Air France, dans une interview accordée au Parisien ce dimanche, « un quota de sièges à prix régulé » sera mis à disposition du ministère des Affaires étrangères, au départ de Bangkok (Thaïlande). L’objectif : permettre aux Français les plus vulnérables d’être transportés jusqu’à l’Hexagone. Les listes de passagers seront établies par le consulat de France en Thaïlande, pour des départs à compter de ce mercredi 11 mars, précise la directrice.
Plus grande capacité et vols supplémentaires au départ de l’Asie
« Dès les premiers jours de cette crise, nous avons déployé des avions de plus grande capacité sur nos vols au départ de Bangkok, Phuket, Singapour, Delhi, Mumbai, Shanghai et Tokyo. Nous avons également ajouté des vols supplémentaires au départ de Bangkok, Singapour et Delhi », détaille Anne Rigail. La dirigeante rappelle toutefois qu’« aucun client Air France n’est bloqué en Asie ». Mais la compagnie française absorbe la demande liée aux perturbations du ciel au Moyen-Orient : « l’offre des compagnies du Golfe entre l’Europe et l’Asie représente 100 avions long-courriers par jour », soit « la totalité de la flotte long-courrier d’Air France ».
Les annulations de vols en cascade ont entraîné des goulots d’étranglement auprès des compagnies continuant à circuler – et donc une flambée des prix. « Quand les places en classe économique sont épuisées, les plateformes de réservations peuvent proposer des places plus chères, notamment en business. Et quand les vols sont complets, elles peuvent proposer des itinéraires complexes avec plusieurs escales et plusieurs compagnies, qui font grimper les prix », rappelle-t-elle. Tout en concédant que, malgré les mesures prises, « la demande reste très largement supérieure à l’offre ».
Situation sécuritaire instable
Air France avait annoncé, dans une déclaration transmise à l’AFP vendredi 6 mars, muscler son offre de et vers l’Asie, dans la foulée de son concurrent Lufthansa. La compagnie a également annoncé prolonger la suspension de ses dessertes au Moyen-Orient jusqu’à ce mardi inclus, voire mercredi pour les vols au départ de Dubaï. Les liaisons vers Tel Aviv et Beyrouth sont elles suspendues jusqu’à ce mercredi – au plus tôt.
« La reprise des opérations restera soumise à une évaluation de la situation sécuritaire sur place, qui est très évolutive », a rappelé la compagnie. Évolutive, et également encore instable : l’Iran a lancé, la fin de semaine dernière, de nouvelles salves de missiles et de drones vers ses pays voisins : Bahreïn, le Koweït, le Qatar, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont fait face à de nouvelles attaques de missiles et de drones.
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Je comprends la position des compagnies aériennes de ne pas casser les prix lorsque nous avons besoin de rapatrier des français bloqués en raison d’une situation « extrême » mais, dans ces situations, je pense qu’il serait mieux de proposer des tarifs très abordables pour ces voyageurs… Par exemple, faire payer la moitié de prix A/R spéciaux « très bas » . Le MAE estimant, de ce que lis, que les touristes ne sont pas la priorité pour les rapatriements, je suis certain que les clients apprécieraient beaucoup. Pour ce sinistre, nous avons encore de la chance qu’une bonne partie des clients se trouvent dans le golfe et qu’ils sont pris en charge par les autorités, ,ce qui n’est pas le cas de ceux bloqués en Asie….