Jeudi 5 mars au soir, un Boeing 777 de la compagnie Air France, affrété par Paris pour rapatrier des Français des Emirats arabes unis, a dû faire demi-tour, en raison de tirs de missiles "dans la zone". "Cette situation témoigne de l’instabilité dans la région et de la complexité des opérations de rapatriement", a expliqué Philippe Tabarot, le ministre des Transports, sur X. "Nous sommes pleinement conscients des attentes légitimes de nos compatriotes sur place. Mais leur retour ne peut se faire que dans des conditions de sécurité garanties", a-t-il rappelé.
750 Français rapatriés
L’avion se rendait vers Dubaï à vide, afin d’évacuer des ressortissants français bloqués dans la région. Au total, 750 ressortissants français ont été rapatriés par le ministère des affaires étrangères depuis le début du conflit, a précisé Jean-Noël Barrot sur TF1 ce jeudi soir. Et environ 2 000 "si on ajoute les vols commerciaux, qui ont repris au compte-gouttes", selon Philippe Tabarot. "Quatre vols sont partis de l’Egypte, d’Oman et des Emirats, et trois autres sont programmés", a affirmé le ministre, annonçant également avoir obtenu "un accord des autorités émiriennes pour un relèvement du nombre de vols qui quittent les Emirats arabes unis chaque jour, pour que nos compatriotes qui y sont aujourd’hui bloqués puisse trouvent plus facilement des billets et rentrer en France". Deux avions militaires, qui faisaient des rotations dans la région, ont pu ramener "près de 400 personnes", a ajouté Catherine Vautrin, la ministre des armées, lors d’un entretien sur France 2. Près de 400 000 Français résident – ou sont actuellement de passage dans la douzaine de pays de la région, affectée par l’extension du conflit qui a escaladé samedi entre l’Iran, les États-Unis et Israël. 5 000 ont exprimé "le souhait de rentrer en France", a précisé Jean-Noël Barrot, "dont 80% aux Émirats arabes unis".

