Moyen-Orient : 32 000 vols annulés depuis le 28 février

Depuis le 28 février, premier jour des bombardements au Moyen-Orient, les annulations de vols se sont multipliées. Les opérations reprennent doucement, et difficilement.

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Eglantine L’Haridon

Eglantine L’Haridon

4 mars 20262 min de lecture

Moyen-Orient
La reprise des vols vers et depuis le Moyen-Orient reste très parcellaire. © Image générée par IA© Archives L'Echo touristique

La situation demeure très perturbée au Moyen-Orient, malgré une reprise progressive des vols depuis ce mardi 3 mars. Selon le fournisseur de données spécialisé Cirium, 32 000 vols ont été annulés entre samedi matin et mercredi dans la région, soit près de 55% des liaisons. Pour l’heure, la reprise demeure parcellaire. Sur leurs sites internet, les principales compagnies de la région (Emirates, Qatar Airways et Etihad) annoncent une suspension jusqu’à ce mercredi minuit, au moins. Air France a annoncé prolonger la suspension de ses vols jusqu’au jeudi 5 mars à destination de Beyrouth, Dubaï, Riyad ou Tel-Aviv. Toutefois, à l’instar de cette dernière, plusieurs compagnies commencent à affréter de nouveau quelques avions, afin de rapatrier les voyageurs bloqués depuis les premiers bombardements.

Premiers vols de rapatriement

Un premier vol de rapatriement est arrivé en France ce mercredi, un peu avant 3 heures du matin, en provenance d’Oman. Ce vol hybride, arrivé à l’aéroport Charles de Gaulle, a transporté des clients et du personnel de la compagnie, mais aussi des familles, des enfants, des femmes enceintes et une colonie de vacances.   Aux Emirats arabes unis, le taux d’annulation atteint 80% en moyenne. Les exploitants des aéroports de Dubaï et d’Abou Dhabi ont annoncé une reprise "limitée" de leur activité lundi soir. Ce mercredi matin, le tableau des départs et des arrivées montrait toujours une grande majorité de vols annulés. En Jordanie, de nombreux avions de la compagnie Royal Jordanian ont décollé et atterri mardi de l’aéroport d’Amman, mais emprunté le sud du pays pour éviter l’espace aérien israélien.  Des vols desservent toujours l’Arabie saoudite et Oman, et les espaces de ces pays sont utilisés par de nombreux long-courriers reliant l’Europe ou les Amériques à l’Asie et l’Océanie. En revanche, aucun appareil civil ne circulait ce mercredi au-dessus de l’Irak, du Qatar, de Bahreïn, du Koweït ou d’Israël. Selon Cirium, les vols à destination ou au sein de cette région représentent jusqu’à 900 000 sièges d’avions par jour. Le nombre de passagers affectés pourrait donc déjà s’approcher de deux millions.

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