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1 Pula et Opatija

Cultures impériales

Mais où sont les gradins ? L’enceinte extérieure de l’amphithéâtre de Pula, adossée à une colline à la pointe de l’Istrie, est inhabituellement transparente : depuis l’arène où se battaient les gladiateurs de l’Empire romain, on distingue sans peine, à travers les arches, le joli port de plaisance aménagé dans ce coin du nord de l’Adriatique. « Les Vénitiens ont démonté une partie de l’arène romaine et emporté les pierres, pour les couler dans les fondations des palais à Venise », dénonce notre guide, visiblement choquée par ce fait historique. L’influence de la proche Italie se respire et s’entend à Pula. Cette ville commerçante et d’industrie navale a même hérité de quelques bâtiments publics à la froideur caractéristique de l’époque mussolinienne.

Opatija, plus au nord, a connu d’autres influences impériales : à la fin du XIXe siècle, cette station balnéaire accueillait en villégiature l’aristocratie austro-hongroise. Elle doit son essor à la proximité d’une ligne de chemin de fer, ouverte en 1873. Südbahn, l’exploitant autrichien du réseau, fit construire les premiers hôtels et vendait des séjours en forfaits, tel un tour-opérateur intégré. La salle des fêtes de l’hôtel Kvarner, un monument à l’aspect vétuste, a conservé toute la patine de cette époque. Le pâtissier Gerbeaud, célèbre à Budapest, fournissait ses délicieuses créations dans un pavillon néoclassique sur la promenade maritime.

C’est charmant, riant, un peu kitsch.

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