La beauté de la Havane semble un peu flétrie ? Resplendissante et lumineuse, celle de Trinidad éblouit ! Fondée dans les derniers jours de 1514, la cité coloniale a vu passer des esclaves, des pirates et des contrebandiers. Avec l’argent du commerce du sucre, les propriétaires terriens se sont fait bâtir de somptueux palais parfaitement restaurés. Longtemps coupée du monde, la petite ville classée au Patrimoine de l’humanité semble, aujourd’hui encore, figée dans le temps. Tout se passe autour de la Plaza Mayor. Dans le parc, des écoliers en costume prennent le frais sous les palmiers. Seuls les touristes s’agitent dans la chaleur, pour visiter la Santisima Trinidad, le Museo Romantico ou le Palacio Brunet. Ensuite, il faut errer au hasard des ruelles pavées, bordées de maisons basses aux jolies façades pastel. Comme dans toutes les villes cubaines, on croise des joueurs de dominos installés autour d’une petite table, posée sur le trottoir. En regardant par les fenêtres ouvertes, on devine dans la pénombre des intérieurs moins fastueux que les façades. En revenant près de la Plaza Mayor, votre client passera peut-être devant la Casa de la Trova, sur la Plaza de Segarte. Si les notes de salsa qui s’en échappent inspirent, prudence ! La chaleur, déjà torride, risque de monter d’un cran. Pour se rafraîchir, il ne reste qu’à sauter dans un Cubanito bleu, cette voiture typique qui imite un modèle des années vingt, pour rejoindre la plage d’Ancon, à une dizaine de kilomètres à peine de la ville.
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