Toute l’Autriche derrière Mozart
Destination longtemps stagnante, l’Autriche s’est emparée du flambeau du 250e anniversaire de la naissance de Mozart pour reconquérir le monde. Au programme : musées, expositions et, bien sûr, musique à tout-va. Les médias ont suivi, les touristes aussi !
Les professionnels autrichiens du tourisme vous en parlent encore : la façon dont l’Europe a écarté l’Autriche en 2001 lors de l’arrivée au gouvernement du parti d’extrême droite de Jörg Haider leur a fait très mal. Le flot des touristes français s’est tari net. Un vide d’autant plus critique que la destination sortait d’une décennie catastrophe. Nos compatriotes ont mis du temps à retrouver le goût de la valse. Mais ils l’ont fait. En 2003 et 2004, l’Autriche a progressé de plus de 7 %. Pour contrer Internet, les TO ont développé des produits à forte valeur ajoutée : courts séjours à Vienne, Salzbourg et Innsbruck. Avec succès… jusqu’en 2005, où la fréquentation française s’est à nouveau un peu essoufflée. Mais cette année devrait battre des records. Car voici qu’arrive le 250e anniversaire de la naissance de Mozart. La destination joue la carte à fond : expositions, musées ouvrant dans les lieux où vécut le compositeur, programmation musicale de rêve…, relayée par une forte médiatisation.
Sur les 20 millions d’étrangers accueillis en 2005, environ 452 000 (-3,7 %) seulement étaient français. Mais voilà : on aime Mozart ! Depuis la mise en place du numéro d’appel Info Vacances de l’Office du tourisme, l’Hexagone est passé troisième en termes de demandes.
Quant à l’offre, sur la trentaine de TO présents en Autriche, près de la moitié a intégré Mozart à son catalogue et quelques-uns proposent des produits réellement spécifiques. Les spécialistes du voyage musical offrent eux d’assister au concert de son choix. Y’a plus qu’à… Et cela démarre plutôt bien. On ne trouvait plus une chambre de libre à Salzbourg ni à Vienne lors des trois journées commémoratives ordonnées autour du 27 janvier. Normal : un homme qui composait des symphonies à sept ans, de quel triomphe n’est-il pas capable à 250 !
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