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Kenya : le trafic aérien perturbé par un mouvement de grève national

Une grève des personnels de l’aviation kényane a entraîné d’importantes perturbations et de nombreux retards ce dimanche à travers le pays. Les perturbations semblent se poursuivre ce lundi matin.

Le transport aérien au Kenya a tourné au ralenti ce dimanche, en raison d’un mouvement de grève national des personnels du secteur, mobilisés pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. Les perturbations ont particulièrement touché l’aéroport international Jomo-Kenyatta (JKIA) de Nairobi ainsi que les plateformes côtières de Mombasa et d’Ukunda, d’après les relevés du service de suivi Flightradar. Ce lundi, selon ces mêmes données, l’aéroport de Nairobi accusait encore plusieurs annulations et des retards, au départ comme à l’arrivée.

30% des liaisons affectées

La compagnie nationale Kenya Airways a précisé par communiqué qu’environ 30% de ses liaisons au départ et à l’arrivée de la capitale subissaient des retards de deux à trois heures, certains vols accusant des attentes supérieures. Face à cette situation, l’Autorité aéroportuaire du Kenya (KAA) a assuré coopérer étroitement avec les compagnies et les services de navigation pour contenir l’impact sur les voyageurs.

Conduit par le Syndicat des personnels de l’aviation du Kenya (KAWU), qui revendique près de 10 000 membres, le mouvement implique les agents de la KAA, ceux de l’Autorité de l’aviation civile (KCAA) ainsi que les équipes de Jambojet, filiale à bas coûts de la compagnie nationale. Contacté par l’AFP, Daniel Yatich, trésorier adjoint de l’organisation syndicale, a souligné que l’action couvrait l’ensemble du territoire et que des pourparlers demeuraient en cours.

Nouvelle convention collective

Les grévistes reprochent avant tout à l’aviation civile (KCAA) de refuser de négocier une nouvelle convention collective, au point mort depuis 2015 d’après des documents consultés par l’AFP. Le syndicat dénonce aussi le fait que l’autorité aéroportuaire fasse appel à des jeunes volontaires du Service national de la jeunesse plutôt que d’embaucher de vrais salariés. Un mouvement qui rappelle celui de mars 2026 : l’aéroport de Nairobi avait été presque totalement bloqué pendant deux jours pour les mêmes raisons, avant que le travail ne reprenne grâce à un accord resté secret.

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