Advertisement
Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

STI repart de l’avant

Baher Ghabbour, le gérant égyptien du TO, a confirmé hier le renflouement des caisses, le paiement échelonné des dettes restantes et la vente des locaux actuels. Il va désormais rencontrer les réseaux pour tenter de reconquérir leur confiance.

Il ne voulait pas s’exprimer avant d’avoir réglé les difficultés financières de STI. Hier, c’est bardé de documents que Baher Ghabbour, le gérant du TO, a mené l'opération transparence tant attendue, confirmant nos informations de la semaine dernière.

Au cours d’une conférence de presse, il a d’abord confirmé avoir terminé, vendredi 30 novembre, le versement d’un apport de 1,5 million d’euros dans les caisses de STI, somme qui vient s’ajouter à une recapitalisation de 2 millions d’euros réalisée plus tôt dans l’année.

Il a ensuite fait le point sur les dettes en cours : 410 000 € ont d’ores et déjà été payés à l’Urssaf, ainsi que 500 000 € aux fournisseurs et environ 300 000 € aux clients dans le cadre d’annulations de leurs voyages. Il resterait désormais 400 000 € à régler aux organismes sociaux et 300 000 € aux prestataires, dettes dont le paiement a été échelonné sur les prochains mois.

Le déménagement aura bien lieu

Troisième annonce : les équipes du TO, désormais réduites à 25 personnes (en incluant les 5 salariés de la marque Cosmovel, dédiée aux groupes et CE), vont prochainement déménager pour intégrer un seul et unique plateau, en location. Plusieurs locaux, à Paris et en proche banlieue, ont déjà été visités. Les actuels bureaux de l’entreprise, qui occupe 3 étages dans le XVIIe arrondissement de Paris (l’un appartient à STI, les deux autres à la famille Ghabbour), sont en cours de vente.

La transaction pourrait rapporter entre 2,5 et 3 M€, qui viendront remplir un peu plus les caisses du TO. De l’argent supplémentaire dont pourrait avoir besoin l’entreprise dans les prochains mois, car retrouver le rythme normal de l’activité va prendre du temps. Baher Ghabbour s’attend à devoir "piocher environ 500 000 € de plus" pour couvrir les frais fixes.

Mais le TO envisage l’avenir avec optimisme. Alors que sa nouvelle brochure vient de sortir, Baher Ghabbour annonce qu’il va "personnellement rencontrer tous les réseaux". La plupart de ses contrats de référencement (AS Voyages, Carlson/Havas, Manor, Cediv…) arrivent à terme au 31 décembre 2012. Il confirme en revanche sa décision de ne plus travailler avec TourCom.

11 M€ de CA en 2012

Pour plus d’efficacité, les équipes commerciales de STI (3 personnes) et celles de Cosmovel (2 salariés) pourraient bientôt fusionner, mais "aucune nouvelle réduction d’effectifs n’est prévue", promet Baher Ghabbour. Il espère atteindre en 2013 un chiffre d’affaires de 12 à 15 M€, contre un peu moins de 11 M€ attendus en 2012 (10,5 M€ ont été réalisés à date). Pour rappel, le CA s’était élevé à 20 M€ en 2011 (avec 47 salariés) et à 35 M€ en 2010 (avec 72 salariés).

L’Egypte, qui représentait 60% des ventes en 2010, n’a généré qu’un tiers de l’activité cette année, une proportion que le TO compte stabiliser l’an prochain, malgré les difficultés persistantes de la destination sur le marché français. "C’est la première fois qu’on voit 3 saisons successives de mauvais résultats en Egypte", constate Baher Ghabbour, estimant que c’est l’explication principale des difficultés du TO.

Mais quid si la distribution ne suit pas ? "Il y aura d’autres solutions et nous les exploiterons", assure le gérant, en référence implicite aux ventes directes. Des synergies avec la marque France Vacations, destinée aux Américains voyageant en France et que dirige également Baher Ghabbour, seraient aussi à l’étude, afin de développer l’activité réceptive de STI en France.

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique