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SNCF : selon la Fnaut, le prix moyen des Ouigo aurait grimpé de 75% en 7 ans

Une étude de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) révèle une augmentation substantielle des tarifs Ouigo entre 2017 et 2024.

La promesse initiale d’un train très accessible semble s’éloigner. En s’appuyant sur les données de l’Autorité de régulation des transports (ART), la Fnaut dresse un bilan sévère de l’évolution tarifaire de la SNCF sur sept ans. Dans une étude révélée par Ouest France et France Info, l’organisation révèle que le prix moyen d’un billet Ouigo est passé de 19,80 euros en 2017 à 34,70 euros en 2024 – une hausse de 75%, qui dépasse largement le niveau de l’inflation cumulée sur la période et contraste singulièrement avec la stabilité relative du TGV InOui, dont le tarif moyen n’a progressé que de 8%, pour s’établir autour de 50 euros.

Écart de prix réduit

Cette double trajectoire a pour conséquence mécanique une réduction notable de l’écart de prix entre les deux gammes. La différence moyenne, qui s’élevait à 25 euros au lancement de l’offre à grande vitesse low-cost, n’est plus que de 14 euros aujourd’hui.

Pour François Delétraz, président de la Fnaut, ce rapprochement tarifaire pose un problème de cohérence de l’offre. Le modèle Ouigo repose en effet sur une dégradation volontaire du service (bagages payants, absence de voiture-bar, billets non remboursables) en échange d’un prix attractif. Or, l’ajout des options payantes indispensables pour certains voyageurs (bagage supplémentaire, prise électrique) peut désormais rendre le voyage en Ouigo plus onéreux qu’en TGV InOui. Mais pas plus confortable.

Baisse de capacité pour les InOui

L’étude pointe également une transformation structurelle du parc ferroviaire. Si l’offre globale de sièges est restée stable, sa répartition a été profondément modifiée : la capacité en Ouigo a bondi de 185% (en sièges-kilomètres), tandis que celle des TGV InOui a reculé de 13%.

Ce transfert de capacité pénalise particulièrement les voyageurs réguliers détenteurs de cartes de réduction (Carte Avantage), valables uniquement sur les TGV InOui. Ces usagers se trouvent confrontés à une réduction de l’offre éligible à leurs avantages. La SNCF, pour sa part, justifie ces évolutions par une montée en gamme de son offre low-cost, qui dessert désormais majoritairement les gares de centre-ville et non plus les gares périphériques, augmentant ainsi ses coûts d’exploitation et sa valeur pour le client.

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