« Le développement de Ouigo bénéficie davantage à la SNCF qu’aux passagers », selon la Fnaut. Dans un communiqué, publié à la suite de l’annonce d’une ligne Lyon-Bordeaux en Ouigo, la fédération s’inquiète des « inconvénients cachés » de Ouigo. La low-cost est un levier majeur pour SNCF Voyageurs, qui ne cache d’ailleurs pas ses ambitions pour Ouigo. Alors que plusieurs liaisons sont en cours de développement, le groupe espère que l’offre représente, en 2030, 30% de son marché grande vitesse – grâce à 30% de trafic et 30% de rames en plus.
Une baisse de 24% de l'offre InOui
Un développement accéléré qui ne plaît pas à la Fnaut. Selon l’organisation, le développement de Ouigo se ferait « au détriment de TGV InOui ». La fédération a constaté une baisse de 24% de l’offre InOui (en sièges au kilomètre, sur 10 ans), et regrette que toutes les rames converties en Ouigo soient autant de rames de TGV InOui en moins. Il est vrai que les TGV Ouigo sont d’anciens InOui reconvertis. Et que la SNCF manque aujourd’hui cruellement de rames. Un enjeu pourtant maîtrisé, selon Alain Krakovitch, qui assurait jeudi passé devant la presse que l’augmentation du nombre de rames Ouigo ne réduirait pas le parc InOui, qui serait bientôt alimenté par les TGV M, attendus en 2026 et, en les attendant, par le prolongement des rames TGV actuelles.


