Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Quelle formation choisir dans le tourisme ?

Une période : C'est la saison des insciptions dans les lycées, écoles et universités préparant aux métiers du tourisme. Un constat : Mais d'abord il faut explorer la jungle des métiers, filières, niveaux et établissements de formation menant à cette industrie. Une démarche : Il faut donc procéder avec méthode pour savoir ce que l'on ve

Les dernières semaines avant l'été sont les moments ultimes pour s'inscrire. Avant de se précipiter sur la première école, mieux vaut réfléchir et s'informer.

 

1 SE DONNER UN OBJECTIF MÉTIER

 

La priorité est de se donner une direction, même si la trajectoire doit être ajustée en cours de route. Il faut savoir quel niveau professionnel l'on vise (exécution, encadrement, management, création d'entreprise) puis quelle catégorie de métier (vente classique en agence, vente en ligne, production en outgoing ou réceptif, marketing, back office, voyages d'affaires, tourisme institutionnel, guide, animation, tourisme de plein air, parcs d'attraction…). Pas simple, le tourisme est complexe et multiforme ! Les choix sont à faire en fonction de ses goûts, talents, envies, capacités et expériences, des salaires visés, de sa disponibilité pour des études longues ou de son désir de gagner vite de l'argent, du budget disponible, d'un soutien familial ou non… et des débouchés réels. À ce stade, « il faut au moins pousser la porte d'agences de voyages pour discuter avec des professionnels », suggère Annette Masson, présidente de la Fédération française des techniciens et scientifiques du tourisme (FFTST). Les conseils utiles peuvent aussi venir de parents ou amis travaillant dans le secteur, d'échanges sur des forums… Le site de la FFTST présente des vidéos sur les métiers et des fiches-métiers paraissent sur le site de l'Onisep qui édite la brochure "Les Métiers du tourisme et des loisirs". Le site du cabinet Michael Page présente une étude sur les salaires de ces professions. Il est important de se défaire d'une idée fausse : travailler dans le tourisme, c'est voyager. Les métiers impliquent tous grande rigueur, technicité, culture et, pour la partie commerciale, d'abord des talents de vendeur.

 

2 S'INFORMER SUR LES FILIÈRES ET LES DIPLÔMES

 

Trouver la filière et le niveau qui corresponde à son objectif est compliqué. Les centres d'information et de documentation jeunesse (CIDJ) débroussaillent le terrain. La brochure de l'Onisep détaille les filières et le site Monorientationenligne.fr permet d'entrer en relation par téléphone, tchat ou mail avec des conseillers d'orientation.

Il faut d'abord choisir la durée de la formation : courte ou longue. Certaines filières peuvent permettre d'accéder à des univers proches du voyage comme l'hôtellerie, très gros employeur, ou le transports de passagers. Les formations générales longues permettent de choisir une spécialité en fin de parcours en allant le plus loin possible en fonction de ses résultats. Mais des formations courtes, très ciblées dès le départ, facilitent un accès rapide dans le monde professionnel. C'est le cas de la formation de référence pour accèder au monde des agences de voyages, le BTS Tourisme, spécialement dans sa version Ventes et productions touristiques (VPT), qui produit en moyenne 2 500 diplômés par an. Mais les conditions difficiles du marché de l'emploi, poussent les étudiants à allonger la durée de leurs études. Le cursus type est devenu : BTS tourisme + 1 an de stage ou d'études à l'étranger + licence ou master spécialisé se terminant par un long stage professionnel. Plus de la moitié des élèves suivent maintenant ce parcours, rare il y a quelques années. Il faut donc se renseigner sur les filières universitaires qui ont proliféré. À côté des spécialités tourisme, générales ou pointues (tourisme solidaire, nouvelles technologies, tarification…), il existe une soixantaine de licences professionnelles (associant lycées et universités) en tourisme et hôtellerie, qui permettent de s'orienter vers la production et la distribution touristiques mais aussi vers l'hôtellerie, l'événementiel, les croisières… Au-delà de la licence, il existe une trentaine de masters et quelques doctorats menant à un microcosme de chercheurs et cabinets d'études ou au monde enseignant. Les écoles de commerces destinent à la gestion et au management des entreprises de tourisme. La plus pointue et reconnue en tourisme est l'Escaet à Aix-en-Provence. Mais l'ESC de Toulouse et la La Rochelle Business School of Tourisme (groupe Sup de Co) se sont aussi faites un nom. En sachant que les employeurs n'hésitent pas à recruter leurs cadres supérieurs à la sortie de n'importe quelle école supérieure de commerce. La solution la plus valorisante est l'alternance, théoriquement possible à tous les niveaux et même jusqu'au doctorat. Elle permet, certes, de bénéficier d'un revenu pendant ses études et d'entrer naturellement dans une entreprise, mais demande un investissement personnel important et ne permet plus de profiter des longues vacances étudiantes. Surtout, rares sont les employeurs et donc écoles jouant le jeu : sur 180 établissements préparant au BTS, seulement six, répertoriés sur le site de la FFTST, acceptent les formations en alternance.

 

3 CHOISIR UN ÉTABLISSEMENT

 

Selon l'objectif métier visé, la filière ou le type de formation choisi, reste à trouver le lycée, la faculté ou l'école… et les régions possibles puisque, par exemple, les taux de réussite aux BTS sont très variables selon les académies, de même que les bassins d'emploi. Et il ne faut pas oublier non plus de prendre en compte le coût du logement pendant la durée des études. La FFTST classe sur son site les établissements par régions. Puis il faut faire le tri : par exemple sur les 180 établissements préparant aux BTS tourisme, 63 sont publics, 37 privés sous contrats d'association avec l'État et 80 totalement privés – onéreux mais aux sirènes commerciales puissantes. Comme il n'existe plus de palmarès des écoles de tourisme, il faut prendre contact avec la FFTST pour connaître les taux de réussite des établissements de formation, il est aussi possible de s'informer auprès d'anciens élèves ou d'associations, de professionnels de la région, et ne pas hésiter à interroger des élèves à la sortie des écoles.

 

4 VALORISER SON FUTUR DIPLÔME ET SON PROFIL

 

Une formation et un diplôme – même couronné d'une mention – ne se suffisent pas. Les directions des ressources humaines croulent sous des piles de curriculum vitæ de candidats hyperdiplômés. C'est la variété des expériences professionnelles qui fait la différence. Pour valoriser son profil sur le marché de l'emploi, il faut, le plus tôt possible, réaliser en parallèle un maximum de stages, avoir des petits boulots et expériences. Ils permettent de découvrir la réalité du monde du travail, de se tester par rapport au métier visé et d'enrichir son CV. Un des traits valorisants dans le secteur est la bonne maîtrise de langues, surtout l'anglais au moyen de stages à l'étranger (assez longs pour être crédibles). Idem pour le savoir-faire en systèmes informatiques, Web et réseaux sociaux. Un blog personnel, par exemple, ayant une certaine tenue est une preuve de maturité. Enfin, pour entrer dans le monde du voyage, il est toujours intéressant d'avoir voyagé et de le faire savoir.

 

La référence pour accéder à la profession d'agent de voyages est le BTS Tourisme Ventes et productions touristiques (VPT)

Le cursus type est devenu : BTS tourisme + long séjour à l'étranger + licence ou master spécialisé puis long stage

Sur 180 établissements préparant au BTS, seuls six acceptent la formation en alternance

%%HORSTEXTE:3%%

 

 

%%HORSTEXTE:1%%%%HORSTEXTE:2%%

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique