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Les Seychelles se couvrent d’hôtels

L’archipel multiplie les projets hôteliers, en particulier sur le créneau haut de gamme. Avec l’ambition de séduire 50 % de visiteurs supplémentaires d’ici cinq ans.

Le temps où les Seychelles étaient critiquées pour la piètre qualité de l’hôtellerie est révolu. En cinq ans, l’archipel a en partie comblé son retard. Il est vrai que le tourisme constitue l’une de ses principales ressources, et que le secteur fait travailler 15 % de la population. Le pays s’est du coup fixé un objectif de croissance ambitieux, souhaitant faire passer le nombre de visiteurs étrangers de 154 000 cette année à 235 000 en 2012 (soit + 52 % en cinq ans). Pas question toutefois de développer un tourisme de masse, le cap des 250 000 touristes annuels apparaît comme une limite à ne pas dépasser. Nos 115 îles sont fragiles, et nous n’avons pas d’autres ressources que leur beauté naturelle. Il s’agit donc de les préserver. Ce qui s’est traduit dès le départ par des prix supérieurs de 30 % à ceux pratiqués sur d’autres îles de l’océan Indien, explique Maurice Loustau Lalanne, directeur du Seychelles Tourism Board.

Pour accueillir ces visiteurs, les chantiers vont se multiplier. L’archipel compte 6 000 lits, dont 40 % dans des établissements de plus de 25 chambres. Nous préparons l’ouverture de 5 000 lits supplémentaires d’ici 2011, avec 35 à 40 hôtels nouveaux, ajoute Maurice Loustau Lalanne. Parmi eux, quelques pépites vont permettre à la destination de monter encore en gamme. Four Seasons s’installera sur l’île principale de Mahé en 2008, de même que Shangri-La ; Beachcomber prépare l’arrivée d’un second établissement sur Praslin en avril 2009. Et Emirates annonce un gros porteur de 406 chambres pour 2010. Autant de 5b qui complèteront les ouvertures récentes, comme le Maia (30 villas de luxe de 250 m2) ou le Labriz du groupe maldivien Universal Resorts, installé depuis fin 2006 sur l’île de Silhouette.

Pour autant, les autorités entendent aussi favoriser l’émergence d’une hôtellerie traditionnelle. Nous avons contribué au regroupement d’une trentaine de guest-houses sous le label Seychelles Secret il y a deux ans. Nous en ajoutons 15 cette année. Cette offre est disponible sur Internet, mais également dans les catalogues de certains TO, explique Maurice Loustau Lalanne.

Le développement pourrait aussi venir de la mer. Le réceptif Creole Travel Services (35 000 clients par an) proposera aux TO un nouveau bateau (Le Darli) de 35 cabines cet hiver, permettant d’effectuer des croisières interîles. Ce n’est là qu’un des projets de Creole Travel Services, qui entend diversifier son offre. Tout en développant un service à la carte pour la clientèle de luxe, il vient d’investir dans un établissement sur l’île de La Digue (le Domaine de l’Orangeraie) avec l’ambition de l’agrandir pour en faire un boutique-hôtel fin 2008. Le prix ne dépassera pas 160 E la chambre. Il s’agit de prouver que les Seychelles peuvent aussi être abordables, explique Guillaume Albert, en charge du marché français. Parallèlement, nous allons proposer une expérience d’écotourisme en 2008, avec un forfait baptisé Créole Expérience, regroupant des hôtels de charme accompagnés d’excursions, comme la pêche à la palangrotte ou du kayak dans la mangrove.

Pour repartir de l’avant

Autant de nouveautés qui devraient contribuer à doper les Seychelles en France. Car si l’Hexagone constitue le premier marché émetteur de l’archipel (27 350 touristes en 2006), le nombre de visiteurs stagne depuis six ans. La mise en place d’une sixième fréquence hebdomadaire entre Paris et Malé par Air Seychelles à compter du 17 décembre devrait d’ores et déjà permettre d’accroître les capacités et d’accompagner le développement hôtelier.

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