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L’édito de Dominique Gobert : après la pluie… l’embellie ?

On est seuls… et ensemble. C’est clair et ça a le mérite d’être dit, comme l’exprimait cette ritalienne cheffe des Cédiviens (appellation d’origine gobertienne contrôlée) lors du démarrage de cette Convention virtuelle et fort rigolote…

Fallait le faire… ils l’ont fait, ces agents de voyages indépendants, ce petit réseau Cediv, handicapé non seulement face aux « gros » mais en outre soumis à la triste situation qui a sévi -et ce n’est peut-être pas fini- venue de ce virus fou… Ils la font leur convention et c’est plutôt pas mal. Au moins, mais nous allons attendre la suite, ils ont des idées, des envies de se mouiller et surtout ne pas abandonner. Même si le « après » n’est pas encore franchement défini et que rien n’est encore gagné.

Mais j’aime assez cet esprit, cette envie de se dire que, tant que tout n’est pas totalement plié. Qu’il existe encore un espoir, une envie de vaincre l’adversité et que, de toute façon, il ne faudra compter que sur cet esprit de solidarité, de confiance pour bâtir un avenir nouveau. Pas nécessairement meilleur, hélas, encore que…

Dominique Gobert, éditorialiste

Bien sûr, cette saison, cette année 2020, pour le tourisme, c’est une grande cata. J’aime l’optimisme de certains voyagistes qui voient en cette crise l’opportunité de concevoir « autre chose ». Un Fram qui semble, enfin, retrouver ses valeurs, un Voyageurs du Monde qui lui, voit un tourisme devenir enfin vertueux et tourné résolument vers l’ouverture aux voyages en respectant la planète. Ce qui est loin d’être gagné, mais l’opportunité est à saisir, à condition de ne pas tomber dans l’utopie !

Comme j’aimerais que nos dirigeants de cette même planète puissent y réfléchir ensemble, ouvrir les portes dans un même élan et surtout, laisser faire les vrais professionnels, ces créateurs que sont non seulement les agents de voyages, ces artisans, mais aussi les « vrais » concepteurs de voyages.

Pas ces quelques industriels, (rien que le nom m’insupporte pour ce qui est du voyage), mais ces véritables artistes qui offrent à l’ensemble de nos populations l’occasion de découvrir le monde.

Pour cet été, que l’on ne rêve pas. Comme le dit justement ma consœur, avec tout le sérieux qu’on lui connait, c’est la grande pagaille… et c’est bien dommage !

En même temps, (pour parler le Macron correct), tout ceci ne permettrait-il pas de clarifier la situation, de « dégraisser le mammouth (pour citer ce vieux Allègre, au nom si prédestiné) ? De tirer un trait sur ces voyagistes adipeux qui se foutent éperdument du bonheur de leurs clients, dans la mesure où ces derniers paient un prix dérisoire pour se vautrer dans des endroits « confinés »? Pour les exemples, merci de me demander les noms, certains sont tellement prestigieux que c’est honteux.

Il semble bien, cependant, que l’ère des ces grands et gros industriels du voyage soit enfin révolue. Thomas Cook a fini par s’étouffer. Pour TUI, particulièrement en France, ça sent, si je puis m’exprimer ainsi, mais je peux, le sapin.

Ce n’est pas une grande surprise. Pascal de Izaguirre, mon Basque Bondissant favori, avait quitté l’entreprise il y a plusieurs mois, parce qu’il ne voulait pas appliquer le plan social voulu par ses dirigeants. Il semblerait que le dernier Français restant à la direction de la filiale française, comme le suppute nos confrères de Tourmag, suive la même direction. Et que le Comité d’Entreprise Extraordinaire qui doit se tenir aujourd’hui confirme, enfin, l’abandon des Germains de leur filiale française.

Reste à savoir si la reprise, qui se négocie depuis maintenant plus de six mois entre le groupe Marietton et TUI Group va aboutir. C’est en tout cas la dernière chance pour ces salariés qui n’ont pas démérité, mais dont bon nombre, hélas, vont quand même se retrouver sur le carreau.

Ce ne sera pas la faute de la Covid !

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