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L’édito de Dominique Gobert : quand l’opportunisme se mêle de tourisme écolo

J’ai lu avec beaucoup d’attention l’entretien que nous a accordé Alain Capestan, l’un des chefs voyagistes du Monde. Après avoir entendu les candidats présidentiels, on voit très justement que les uns et les autres ne jouent pas dans la même cour !

Si j’ai bien écouté durant cette « conférence des candidats sur leur programme tourisme », peu de considérations sur ce tourisme à venir, ce fameux tourisme « durable ». Rien que le nom d’ailleurs me fait sourire…

Le  directeur général délégué Capestan, comme à peu près l’ensemble des collaborateurs de Voyageurs du Monde, reste fidèle à ses convictions, et depuis fort longtemps. Tourisme, oui. Respect de la planète, oui. Harmoniser les deux, oui. Pas n’importe comment cependant. Mais pour ça, il faut investir. A défaut d’autre chose, Capestan et sa bande de Riaux (un Rial, des Riaux, pardon) estiment que, lorsque l’on pollue, il faut compenser. Donc, le plus simple, c’est de planter des arbres…

L’édito de Gobert : IATA ? Autisme à l’état pur !
Dominique Gobert.

C’est vrai, ça coute un peu de monnaie. Mais, sans vouloir être taquin, je suppose que le client est aussi mis à contribution, c’est la logique intangible des affaires.

Au passage, je signale que l’augmentation des tarifs aériens, due à la montée brutale du prix du pétrole, fait largement appel à la contribution « volontaire » des passagers. Pourtant, la plupart des compagnies utilisent ce que l’on appelle « la couverture pétrolière », en achetant leur carburant plus mois à l’avance à un prix fixe. Mais bon, je n’ai peut-être pas tout compris.

On peut également s’interroger sur le prix des « compensations ». Par exemple, chez Voyageurs, l’émission d’une tonne de carbone est évaluée à 5 euros la tonne. D’autres organismes estiment quant à eux, le prix de la tonne entre 40€ et 80€ la tonne. 

Ce qui parfois donne lieu à quelques marchandages qui, bien gérés, peuvent devenir lucratifs…

Moi, je pose la question, naïvement : c’est super de faire quelque chose, c’est même très bien. En revanche, si Voyageurs et quelques autres restent dans leur coin, ça ne va pas être suffisant. D’autant que la déforestation de la planète s’accélère encore et toujours.

Comment le monde peut-il laisser Bolsonaro et ses complices massacrer ainsi la forêt, le poumon de la planète ? Une honte que le monde refuse de considérer…

J’allais également oublier ces opportunistes de dernière minute, qui cherchent des occasions de gagner trois sous tout en surfant sur la mode.

J’a vu récemment un réseau de distribution se lancer dans le créneau du « vert ». ! Mais oui, mais oui, authentique, digne d’un grand commerçant qui ne comprend rien à rien… si ce n’est l’opportunisme et le « green washing ».

En gros, cette marque que je me refuse de citer lance un appel à candidature envers des agences de voyages désireuses de » faire partie d’un club en réunissant des distributeurs producteurs de voyages… quasi-écolos.

Tellement loufoque que j’en rigole encore !

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