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L’édito de Dominique Gobert : la guerre des salons aura-t-elle lieu ?

Le Covid-19, en attendant le 20 (pardon !), a tout fichu par terre. Confinage, masque, désolation et bien évidemment, plus aucun rassemblement. Et pour nos salons professionnels, c’est la cata, particulièrement pour ce traditionnel IFTM-Top Resa…

Bon, perso, moi les salons, c’est pas franchement ma tasse de thé. Et pour tout vous dire, je préfère nettement le mien, les pieds dans la cheminée crépitante. Mais bon, il en faut pour tout le monde.

Crise sanitaire oblige, Top Resa, devenu par les aléas de la vie IFTM (propriété grand-bretonne) a bien entendu reporté son édition 2020, de fin septembre à novembre prochain. Et comme les organisateurs sont plutôt optimistes, ils se sont dit qu’à cette date, le virus serait en voie d’extinction et que l’on pourrait à nouveau errer dans les allées du Parc des Expositions de Paris. Avec les traditionnelles conversations bidons, du style « tiens, machin, comment vas-tu ? Moi ça va, qu’est-ce que tu deviens, ça fait longtemps, il faut qu’on s’organise un déj, excuse-moi, faut que j’y aille » !

En même temps, dans une époque « normale », c’est le grand rendez-vous des professionnels du tourisme. Après cette crise, si tant est qu’elle soit définitivement résolue, c’était la bonne occasion de reprendre les affaires là où elles en étaient restées. C’est-à-dire bien bas !

C’était sans compter sur les tirailleurs embusqués… Faut dire que, dans ce secteur, au lieu de tenter d’avoir des relations concurrentielles en bonne intelligence, tous les coups semblent permis.

Bon, c’est comme ça.

Dominique Gobert, éditorialiste

Et donc, voilà maintenant que le salon « régional », monté en d’autres temps à Avignon et qui avait fait preuve d’une certaine lassitude de la part des maigres visiteurs, a tenté de renaître de ses cendres en changeant de proprio et en s’installant à Marseille.

Après tout, pourquoi pas. Lui aussi, prévu cette année en mars, a été contraint d’annuler.

Mais, peuchère, comme on dit là-bas, puisque Top Resa se reporte en novembre, nous on fait mieux : c’est en octobre qu’on organise notre salon !

C’est vrai, les affaires sont les affaires et chacun a le droit de vivre. Sauf que, en toute objectivité, au lieu d’essayer de s’en sortir, alors que la profession est sinistrée, tous ensemble, chacun tire dans son coin.

Est-ce vraiment bien raisonnable d’organiser un « petit salon » juste avant le grand rendez-vous parisien ? Je ne suis pas sûr. D’abord parce que les traditionnels exposants sont pour la plupart cruellement affectés financièrement. Et que l’investissement pour deux manifestations sera pour la plupart d’entre eux, très difficile.

A moins, bien sûr, de brader les emplacements, ce qui ne me paraît pas d’une efficacité en termes de revenus particulièrement rentable.

Quant aux visiteurs, déjà moins enthousiastes l’année dernière, à moins de les inviter totalement, quitte à les prendre par la main, j’ai bien peur qu’ils déclarent forfait.

La profession n’est pas une vache à lait…

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