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L’édito de Dominique Gobert : incroyable… mais vrai

La saison des congrès et autres conventions se termine. Malgré les incertitudes à venir pour l’année 2023, les professionnels du voyage témoignent d’un optimisme certain.

Et c’est tant mieux. Après avoir passé près de huit jours à bord du navire de MSC, cher à notre belge préféré Patrick Pourbaix, avec les Cédiviens, je remarque combien la profession est à la fois très « pointue », mais également ultra conviviale. On sent non seulement qu’après ces deux années « horribilis », comme disait Mamy Elisabeth, il est indispensable de retrouver l’activité d’antan, mais aussi de se retrouver « en famille » ! Même si parfois, les retrouvailles sont un peu dingues.

Même chose d’ailleurs, tant chez Selectour que Manor. Pour TourCom, on ne sait pas, mais il est vrai que ces gens tiennent à vivre… très discrètement.

Sans vouloir perturber les espoirs, l’avenir cependant ne paraît cependant pas dénué d’incertitudes.

Incertitudes sociales d’une part, économiques d’autre part.

Dominique Gobert, éditorialiste

Ce n’est pas un secret, malgré l’euphorie générale, pas mal d’entreprises ne sont pas encore sorties d’affaires. Celles notamment dont le PGE arrive à échéance et qu’il est parfois difficile de rembourser dans les délais. Une question qui préoccupe particulièrement Bercy. Car, au-delà des conséquences économiques, l’avenir de centaines de salariés est en jeu.

Que dire également de l’attitude des syndicats de salariés ? Sans vouloir paraître anti-social, la crainte est là.

Corsair, cette jolie compagnie, annonce une grève de ses pilotes (Eh oui, encore et toujours) pour la période de fin d’année, cette période où les familles aspirent à se retrouver.

Comme d’habitude, les « rois du ciel », estimant avoir suffisamment participé à l’effort de guerre covidien, eux qui ne sont quand même pas les plus mal lotis, veulent retrouver un salaire… décent.

Voilà encore une fois, une façon inattendue de se tirer une balle dans le pied, vis-à-vis de cette compagnie qui cherche par tous les moyens à se tirer d’un mauvais pas qui dure depuis trop longtemps. Je remarque au passage que sa principale concurrente, Air Caraïbes, poursuit son développement acharné. Différence entre les sociétés privées et les publiques ?

Pareil chez Air France, dont les pilotes prévoient également un mouvement social durant les grands départs de Noël et jours de l’An. N’oublions jamais que ces personnels ont déjà été « augmentés » durant cette crise. Sans doute la gestion très « sociale » de l’Uncle Ben, lequel ne « gère » après tout que l’argent public.

Et bien entendu, encore et toujours la SNCF, qui semble se joindre à ses homologues aériens.

Entre ces deux secteurs, la boucle est largement bouclée et il reste à craindre que les distributeurs, au lieu de passer un réveillon joyeux, ne soient contraints de gérer reports et annulations…

Incroyable, mais vrai.

Désolé.

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