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L’édito de Dominique Gobert : histoire d’en rire…

Nous partîmes … très peu, par un prompt renfort nous nous vîmes quelque 350 professionnels du Tourisme (merci Corneille) lors de ces 12ème édition des Travel d’Or ce jeudi soir. Et c’était enfin une véritable ouverture vers la reprise. Sauf que…

Cette dernière semaine, deux grands évènements : l’ouverture du Festival de Cannes, qui est au cinéma ce que la pomme est à Eve, la première femme et, bien évidemment, cette grande aventure de la profession, la remise des prix des Travel d’Or. Après deux ans d’annulations successives, la profession a pu, enfin, se réunir, échanger, bref, se retrouver. Et ça, croyez-moi, c’était vraiment un grand moment. Pour le coup, amis, ennemis étaient rassemblés, dans un même élan de reprise, même si celle-ci n’est pas encore totalement au rendez-vous.

Mais on y croit et c’est le principal.

Et pourtant, le contexte de ces jours derniers avait réussi à plomber cette euphorie des derniers jours. Pas des moindres, d’ailleurs, cette déclaration de Clément Beaune, secrétaire aux Affaires européennes, lequel, dans un élan de bêtise profonde, sans doute histoire d’exister un tout petit peu, venait de déclarer le jour même cette célèbre phrase « Evitez l’Espagne et le Portugal dans vos destinations » (de vacances). Non mais, de quoi je me mêle, me confiait un proche du pouvoir. Ce même pouvoir qui aura du « ramer » durant la journée pour « minimiser » cette déclaration farfelue et le renvoyer dans ses pénates. Si un remaniement se présage, m’étonnerait pas que le secrétaire d’Etat retrouve la vie civile… Et confidence pour confidence, dans les couloirs du ministère où il « secrétarise », les bonnes langues le nomment « TPMG ». Cherchez la traduction, mais c’est croquignolet !

Dominique Gobert, éditorialiste

Bon, parmi les impondérables, j’avoue avoir été très « amertumé » par nos amis du pays ami, j’ai bien évidemment nommé le ministre de Tunisie et sa nombreuse suite, lesquels ont annulés leur présence quelques heures avant la cérémonie, sans surtout daigner mandater un représentant posté en France.

Qu’un ministre ait un empêchement au dernier moment, c’est courant. Dans ce cas, on envoie un représentant, c’est une simple question de bonne éducation… D’autant que le pays ami compte beaucoup sur la venue des touristes français qui, malheureusement pour nos voyagistes et le pays, ne seront sûrement pas au rendez-vous cet été.

Là encore, la reprise n’est pas franchement au rendez-vous, mais vous avouerez aussi que les conditions sanitaires sont, du moins dans leur communication, un peu…artisanales. On peut peut-être leur envoyer cet excellent Clément Beaune, il est très bon dans la communication improbable.

Et, bien entendu, pour ces prix des Hot d’Or, pardon (mais j’aime bien et ça fait rire (?) mon président), tous les lauréats méritaient largement leur prix… même ceux qui ne l’ont pas eu.

Avec un clin d’œil particulier pour ce prix remis à Olivier Kervella, patron de NG Travel et sa filiale Kappa Club, largement mérité après des années d’attente, comme il l’a souligné avec un humour décapant.

Quant à Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat au Tourisme (mais lui, c’est un vrai), le Prix d’Honneur du Jury et de la profession tout entière le consolera sûrement d’avoir vécu des jours difficiles face à cette crise sanitaire et économique sans précédent. Mais lui, contrairement à son homologue du pays ami, sans savoir qu’il devait recevoir un prix, a consacré plus de deux heures à cette grande réunion de toute la profession.

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