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ÉDITO. De grandes vacances sous haute tension

Les petites phrases de Clément Beaune ont bien savonné la planche des professionnels qui, heureusement, savent faire preuve de résilience.

C’était la déclaration-choc que personne n’attendait, la semaine des premiers grands départs en vacances. Donc, sans doute au plus mauvais moment de l’année.

En affirmant qu’il faut éviter de partir en Espagne et au Portugal, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes a tout simplement créé un vent de panique. C’est une belle maladresse qui complique le travail des agences de voyages et des voyagistes, comme le disaient à l’unisson les professionnels du voyage réunis lors de la soirée des Travel d’Or jeudi. Une belle soirée de retrouvailles de toute une profession qui veut croire en la reprise, mais craint que la fête s’arrête (trop) vite. Un peu comme l’an passé…

Pourquoi Clément Beaune n’a-t-il pas juste attendu le conseil de défense lundi ? Cette question, même des membres du gouvernement se la posent. Car c’est le président de la République Emmanuel Macron qui va trancher à l’issue du conseil de défense. Rien n’est encore décidé, donc, il est inutile de créer de telles incertitudes tant que la messe n’est pas dite. Comme le dit Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat au Tourisme, encore un peu de patience. Des contrôles aléatoires et des changements dans la carte des pays verts, orange, rouges pourraient être annoncés lundi 12 juillet.

Hier, l’ambassadeur d’Espagne a eu beau encouragé les touristes à passer la frontière, il sera bien difficile de motiver les retardataires, voire d’empêcher certaines annulations. Voilà qui augure, aussi, de relations diplomatiques sous haute tension…

Mais l’Espagne fait elle aussi dans les grandes maladresses, face à la réelle menace du variant Delta. Empressé de relancer l’industrie touristique, sous la pression de pros du secteur moins soutenus par l’Etat qu’en France, le pays n’exige plus de test anti-Covid aux voyageurs français, qu’ils soient vaccinés ou pas. Quelques exceptions : la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane ou La Réunion, qui sont considérées comme à risque par les autorités espagnoles, n’en sont pas dispensés. 

A l’image l’Espagne, Chypre et les Pays-Bas laissent entrer les voyageurs sans leur demander un test ni un vaccin, comme avant le Covid. Pourtant, on nous rebat – à raison – les oreilles avec le patient Delta, hyper contagieux et déjà bien présent dans certaines parties d’Europe. Du coup, ne faudrait-il pas, plus que jamais, garder les « preuves barrières » (vaccin, test…) ? Nous avons tous en tête la petite musique « tester, tracer, isoler », qui prend l’eau de partout. Et celle du certificat sanitaire européen, qui doit apporter une preuve de la vaccination, de test anti-Covid négatif, ou d’immunité. Sauf que, semaine après semaine, des failles apparaissent donc dans ce dispositif. Au regard de cette photographie sanitaire et de cette cacophonie européenne, le vaccin devient plus que jamais notre meilleur rempart.

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