Espagne : la hausse des dépenses des touristes dope l’économie, malgré un contexte géopolitique instable
Le PIB touristique de l’Espagne devrait augmenter en 2026 de 2,7%, au-dessus de la croissance moyenne de l’économie espagnole.
Les dépenses des touristes locaux et étrangers en Espagne, deuxième destination touristique mondiale, ont déjà augmenté de plus de 8% au deuxième trimestre 2026, dopant l’économie du pays dans un contexte géopolitique instable à cause de la crise au Moyen-Orient, selon des données publiées mardi par l’organisation Exceltur.
Le PIB touristique, en hausse de 3,4% au deuxième trimestre, devrait augmenter au total en 2026 de 2,7%, « au-dessus de la croissance moyenne de l’économie espagnole (anticipée à) 2,3% », prévoit cette organisation qui regroupe les principales entreprises touristiques espagnoles. Sur l’année, le tourisme devrait représenter 12,9% du PIB total de l’Espagne, précise Exceltur, signe de son poids dans l’économie nationale.
Une destination « sûre » face à « l’incertitude mondiale »
Une croissance portée par l’image de « destination sûre, connue et attractive face à l’incertitude mondiale » dont bénéficie l’Espagne pour les touristes étrangers, qui y ont dépensé au deuxième trimestre 8,2% de plus que sur la même période en 2025, souligne l’organisation.
Les touristes espagnols ont eux aussi dépensé davantage dans leur pays (+8,3% par rapport à l’an dernier), une hausse portée par une consommation dynamique et, là aussi, une « préférence pour les destinations nationales dans un contexte international incertain ». Signe d’une montée en gamme du tourisme, les Espagnols ont privilégié les hôtels haut de gamme : les établissements de quatre et cinq étoiles ont enregistré une hausse 3,6% des nuitées, d’après les chiffres d’Exceltur.
Léger ralentissement
L’organisation touristique prévoit également « un été positif » pour les entreprises du secteur du tourisme, « avec une croissance des ventes de 3,2% », et ce malgré « un léger ralentissement par rapport au deuxième trimestre ». Les tensions autour du détroit d’Ormuz, de nouveau fermé depuis dimanche soir, le conflit au Moyen-Orient et la hausse des coûts de l’énergie qui en découle pourrait plomber ces prévisions, nuance toutefois Exceltur.
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