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Guerre au Moyen-Orient : l’Espagne tiraillée entre possibles effets « positifs » et « menaces » pour le tourisme

Le gouvernement espagnol s’est montré mardi tiraillé entre les possibles effets « positifs » et « les menaces » engendrés par la guerre au Moyen-Orient sur le tourisme, un secteur clé dans l’une des économies les plus dynamiques d’Europe.

Le tourisme représente « 12,3% du PIB » de l’Espagne, deuxième destination mondiale l’an passé avec le chiffre record de 97 millions de visiteurs, a rappelé le ministre du Tourisme, Jordi Hereu, à l’issue du Conseil des ministres.

L’impact du coût de l’énergie sur les transports

Dans le contexte actuel, « il peut y avoir des facteurs comme la réorientation de certains flux qui allaient vers le Proche-Orient et qui peuvent désormais se tourner vers la Méditerranée occidentale, mais il y a aussi des facteurs comme la hausse du coût de l’énergie, qui se répercute sur l’augmentation du prix du transport aérien », a noté le ministre face à la presse.

Évoquant ainsi tour à tour des éléments potentiellement « positifs » et « des menaces », Jordi Hereu a jugé « évident que le secteur touristique (…) est à son tour une branche de l’économie qui subit aussi les effets de la guerre ».

Le ministre du Tourisme s’est toutefois félicité du « phénomène de réservations de dernière minute » orientée vers l’Espagne avec notamment « une demande accrue de connexions directes entre la Chine, l’Europe et l’Espagne ».

L’Espagne, qui a bénéficié des importants fonds du plan de relance européen post-Covid, profite depuis plusieurs années pleinement de la manne apportée par le tourisme, de l’investissement des entreprises, ainsi que de la forte consommation des ménages.

Une inflation de 3,3% en Espagne

Mais la guerre au Moyen-Orient fait craindre l’envolée des prix, l’inflation ayant déjà bondi à 3,3% en mars, selon l’Institut national des statistiques (INE), dans un pays où le coût de la vie – et notamment du logement – demeure la principale préoccupation des Espagnols.

Vendredi dernier, la Banque d’Espagne a alerté sur un possible « ralentissement significatif » de l’activité dans le pays, pourtant l’une des économies les plus dynamiques d’Europe, avec une croissance toutefois attendue cette année par l’institution monétaire à 2,3%.

Le Parlement espagnol a, de son côté, approuvé une série de mesures d’urgence pour un montant de 5 milliards d’euros destinées à atténuer l’impact économique des hostilités au Moyen-Orient pour les ménages espagnols.

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