Advertisement
Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

L’édito de Dominique Gobert : du rififi chez les low-cost

Autant certaines grèves sont inacceptables, autant d’autres paraissent assez justifiées. Tels ces mouvements sociaux qui apparaissent parmi les « grandes » compagnies aériennes low cost : Ryanair, Volotea, Vueling, par exemple.

Chez Ryanair, renommée pour son management particulièrement social et respectueux des lois du travail, ce sont les pilotes et les PNC qui en ont ras la casquette. Du moins en France

Selon les syndicats, la loi sur le travail en France est totalement bafouée par la direction. En effet, d’après le communiqué publié par le SNPNC-FO, ce dernier demande « la juste application de la loi française et un comportement digne de Ryanair envers ses salariés concernant leur rémunération et leur santé-sécurité au travail ».

Il est vrai que les personnels, sous contrat de travail français, sont encore rémunérés en dessous du SMIC, que les heures supplémentaires sont calculées « au doigt mouillé », les congés payés bien en-deçà du minimum légal. Sans oublier que le personnel de bord chez Ryanair ne dispose même pas d’un verre d’eau. Et que la direction de la compagnie irlandaise balaye tout ça d’un geste pour le moins indifférent… Les syndicats en appellent aux autorités françaises : « Existe-t-il une réelle volonté des autorités françaises à laisser exercer son activité en toute impunité à une compagnie qui propose des billets à des prix moins chers qu’une place de cinéma? »

Dominique Gobert, éditorialiste

Sensiblement la même chose chez Volotea qui appelle ses personnels navigants à cesser le travail sur une période englobant bien évidemment les départs des vacances de Pâques, soit du 15 au 30 avril prochain ! Et, là encore, selon les syndicats, « nos propositions ne sont ni écoutées, ni entendues par Volotea, ce qui démontre une réelle volonté de ne pas faire évoluer la situation, ni de l’améliorer. La direction de la compagnie nous a même expliqué que si les hôtesses et stewards souhaitaient une vie privée, il ne fallait pas travailler chez Volotea ».

Ambiance, ambiance !

Allez, chez Vueling, c’est du pareil au même, sauf que la grève est prévue sur une durée allant du 22 avril au 9 mai. Mêmes revendications, soit « une meilleure gestion RH en France, du personnel qualifié au niveau RH et service paie afin de ne plus avoir d’erreurs sur les fiches de paie chaque mois, et de meilleures conditions de salaire qui sont à ce jour à peine au SMIC pour un temps plein ».

Que penser de tout ça ?

Une grande amertume, pour ne pas dire plus. Comment une entreprise peut-elle se comporter ainsi ? Comment pouvoir ainsi bafouer les lois du travail ?

Et surtout, comment les autorités françaises peuvent-elles laisser de telles pratiques se dérouler sans rien faire ?

En même temps, comme dit Président Macron, si ces compagnies – voyous, j’ose le dire – ne pratiquaient pas ainsi, elles perdraient leur appellation de low cost.

CQFD !

Laisser votre commentaire (qui sera publié après moderation)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans la même rubrique