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L’édito de Dominique Gobert : bruits de tambour et masques de guerre…

Merci à Julien Clerc de m’avoir prêté le titre d’une de ses chansons. Lors des vœux du Cediv, auxquels je n’ai pu assister, j’ai néanmoins constaté un optimisme, une volonté certaine de reprendre la vie.

« Cette fois, c’est la dernière », comme disait nos grands-parents au sortir de la Grande Guerre ! Et pourtant. 

Tous les intervenants, lors de ces vœux du Cediv, semblaient affirmer la même chose : « cette fois, c’est la dernière… crise ». « L’année 2022 sera la bonne année pour voyager », « le printemps sera celui du redémarrage », « l’année 2022 ne peut pas être pire que les précédentes, d’autant que les destinations rouvrent, ça se détend ».

Tellement optimiste, tellement rassurant, tellement attendu. Les agences n’en peuvent plus, les voyagistes cherchent désespérément à concocter, souvent en dernière minute, de nouveaux produits, des destinations sans risques. C’est vrai, le monde dans son ensemble a besoin et envie de voyager, de se retrouver « ailleurs », sans crainte de ne pas pouvoir rentrer chez soi.

Dominique Gobert, éditorialiste

Ce qui est encore loin d’être gagné, tant les changements de « politique sanitaire » sont fréquents, imprévisibles et sujets, parfois, à des fermetures stupides, style le Maroc.

A quoi ça sert d’ailleurs, que l’on se décarcasse (merci monsieur Ducros) à mettre en place des vaccins, des pass vaccinaux si c’est, comme le souligne Jean-Pierre Mas, patron des EdV, « pour subir un test avant de revenir en France » ?

Il faut, c’est impératif que notre Ministre Lemoyne, avec l’aval de Janniot Castex, lève cette mesure le plus vite possible. C’est-à-dire aujourd’hui. C’est dit.

En revanche, c’est clair, je reste quand même très inquiet, craintif même, face à la situation politique internationale. Qu’on le veuille ou non, le camarade Poutine fait déjà résonner les tambours, face à une Ukraine qui semble avoir choisi un mode d’existence plus… comment dire ? Occidentale ? Plus libre ? Plus conviviale ?

Pour le moment, chacun montre ses muscles. Jusqu’à quand ?

Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes de passage sur une radio nationale, ne cachait pas que « tout était possible ». Quant à notre ministre de l’Europe et des Affaires étranges, plus péremptoire, il s’est tourné vers Poutine avec des paroles martiales : « Ne faites pas un pas de plus » !

Pour m’être rendu plusieurs fois en Ukraine, particulièrement à Kiev, tout ceci est fondamentalement injuste. Kiev, très belle ville, au charme désuet, aux monuments architecturaux magnifiques, à la douceur de vivre certaine avec ses petits bistrots et restaus sympas où l’on prend plaisir à prendre un verre en terrasse (pas en hiver, bien sûr) envahie par des hordes de moujiks ? Impossible.

Le problème, savez-vous, c’est qu’en cas de pandémie, il existe souvent une solution. En ce qui concerne la folie des hommes, il n’existe pas, hélas, de vaccin…

1 commentaire
  1. JEAN-LOUIS LOPEZ dit

    C’était « Cris, tambours et masques de guerre ». Ca reste anecdotique au vu de la situation très inquiétante aux portes de l’Ukraine. Mais merci pour cette introduction qui nous a ramenés en adolescence pour quelques instants .

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