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L’édito de Dominique Gobert : APST, Fluctuat nec mergitur

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ! Telle pourrait être la devise de ce bon La Fontaine pour Dame Philipon, présidente, envers et contre tous, de l’APST. Cette association, après avoir traversé un cyclone, est sauvée…

Et c’est tant mieux. N’oublions jamais que cette caisse de garantie s’est toujours attachée à cet esprit de solidarité (désuet dirons certains malveillants) qui fait la force de ces professions du tourisme.

D’accord, tout n’a pas toujours été « rigoureux » dans certains temps anciens, une certaine forme de copinage a longtemps régné. Et puis, surtout, c’était le « bon temps », cette période où le tourisme était joyeux, fêtard. Cette période durant laquelle les pouvoirs publics ne s’intéressaient pas au secteur. Sarkozy lui-même pensait, et il l’avait dit, qu’il était « inutile de s’occuper du tourisme », c’est une « affaire qui marche toute seule ».

La chute brutale de Thomas Cook, le pangolin chinoa porteur du Covid ont failli avoir raison de la caisse de garantie. Et c’est vrai, on a eu sacrément chaud aux fesses.

Dominique Gobert, éditorialiste

C’était sans compter sur cette petite bonne femme (je sais, on va encore dire que je la défends ; c’est vrai, parce qu’elle le mérite), Dame Philipon (petit patapon), qui n’a jamais baissé les bras. La Dame de Fer n’a jamais autant mérité cette appellation.

Elle a eu l’intelligence, parce qu’elle n’a pas d’égo, de faire appel à un professionnel, mandataire compétent. A eux deux, envers et contre tout (et tous), ils ont réussi à séduire Bercy, à faire comprendre que, sans aide et soutien, c’était toute un secteur qui risquait l’effondrement.

J’entends encore, durant cette période, les ragots, les rumeurs de gens pas très bien intentionnés mais qui vivaient encore dans le passé : « comment, engager un mandataire qui va pomper les maigres ressources de la boîte ? Pour faire quoi ? ». J’ai honte pour ces individus…

L’assemblée générale de l’Association, qui se tiendra le 14 décembre prochain à Paris, accordera – je l’espère – sa confiance entière et absolue envers ce système que je vous ai narré hier.

Pour une fois, il faut également souligner la célérité de nos pouvoirs publics. Il faut également noter que, tant chez Jean-Baptiste Lemoyne que chez Alain Griset, ils ont été au top. Bien sûr, pour rester quand même très observateur, il est certain que depuis longtemps, les services de Bercy, organisme de tutelle de l’APST, cherchaient à « reprendre » la main sur l’association.

Cependant, c’est clair, le système est intelligent. Bien sûr, l’APST « perd » 75% de ses « rentrées », c’est-à-dire les cotisations. En revanche, elle gagne non seulement la sérénité, mais également la possibilité de gagner de nouveaux adhérents. Et accessoirement, de pouvoir appliquer – on le souhaite – des tarifs revus à la baisse.

De plus, comme ce nouveau système de réassurance s’appliquera dorénavant à tous les organismes de garantie, certains, qui souhaitaient jusqu’alors se désengager du système, pourraient y revenir.

Bienvenue dans le monde… d’avant ou d’après ?

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