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Le voyagiste Arts & Vie entrevoit le bout du tunnel

Après deux années éprouvantes, le TO associatif voit certains pans de son activité redémarrer ces dernières semaines.

Comme toute l’industrie, Arts & Vie a subi de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire. « Ces deux dernières années, notre chiffre d’affaires a reculé d’environ 80% », chiffre Delphine Camara, la directrice générale adjointe du voyagiste. La paralysie quasi-totale de l’activité touristique à l’échelle internationale a donc lourdement pesé sur le groupe aux finances saines avant la pandémie. « Ça nous a permis de maintenir le lien avec nos adhérents, en ne leur imposant pas d’avoirs par exemple, mais en remboursant intégralement les voyages annulés », détaille Delphine Camara.

Des adhérents fidèles malgré l’impossibilité de voyager

Une initiative rare dans l’industrie pendant la crise sanitaire. « C’est avec ce genre de gestes qu’on entretient la fidélité de nos adhérents », estime Delphine Camara. Parce qu’Arts & Vie est bien l’un des rares tour-opérateurs du marché à fonctionner sur un modèle associatif. Pour pouvoir acheter les voyages du voyagiste (et accéder à des contenus comme des conférences en ligne), les clients doivent d’abord adhérer à l’association. « Et la plupart nous a soutenu pendant la crise sanitaire, en renouvelant leurs adhésions tout en sachant qu’ils avaient très peu de chance de voyager. » Ainsi, l’association a fédéré 19 000 adhérents en 2021, contre 26 700 en 2019. « C’est une baisse significative de -29%, mais bien inférieure à la baisse du nombre de voyageurs (-82%) », se satisfait Delphine Camara.

Désormais, Arts & Vie espère bien retrouver une activité quasiment normale dès cette année 2022. « Nos produits France, qu’ils s’agissent des cinq résidences de tourisme dont nous sommes propriétaires, ou de nos escapades, sont désormais bien installés : nous avons retrouvé un niveau d’activité normale depuis l’automne dernier ». Arts & Vie se montre également optimiste concernant ses escapades en Europe (90% d’une activité normale attendue), et même de son offre moyen-courrier (75% de l’activité normale anticipée d’ici à l’automne). Une offre calibrée pour répondre à une reprise raisonnable. A moins que l’invasion militaire russe en Ukraine ne viennent redistribuer les cartes…

En long-courrier, une année 2022 blanche ou presque

« C’est, évidemment, une mauvaise nouvelle pour notre secteur. Nous constatons un ralentissement des réservations, mais pas d’arrêt brutal. Par contre, nous faisons évidemment une croix sur la destination Russie ». Laquelle pesait tout de même 3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019 (1 200 clients). « D’autant plus que ce n’est pas une destination facilement remplaçable. Avant le début du conflit en Ukraine, l’année s’annonçait de toute façon difficile en Russie. Désormais, ce sont certainement plusieurs années qui s’annoncent difficiles. » Delphine Camara espère que le marché ne deviendra pas non plus anxieux en regardant vers d’autres destinations proches, comme la Pologne, la Roumanie ou encore l’Arménie.

En long-courrier, par contre, Arts & Vie s’attend à une année blanche, ou presque, soit à 5% de l’activité enregistrée en 2019. « Les destinations rouvrent leurs frontières, mais le marché reste prudent par rapport à la situation sanitaire des pays d’Amérique du Sud ou d’Asie », estime Delphine Camara. Une prudence qui touche aussi le marché des groupes. En tenant compte de tous ces paramètres, et des incertitudes liée aux évolutions de la pandémie comme de la guerre en Ukraine, Arts & Vie s’attend à réaliser 50% de son chiffre d’affaires 2019, et 30% sur le seul segment des groupes.

En 2019, dernière année de référence avant la pandémie, Arts & Vie a séduit plus de 30 000 voyageurs, pour un chiffre d’affaires de 67,8 millions d’euros. 

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