Le Pirée et Athènes
A l’assaut de l’Acropole
On croise de plus en plus de paquebots joufflus, de cargos rouillés, de ferries géants et de Flying Dolphins bondissants. On devine, à l’effervescence grandissante, que le Pirée est proche. À travers la brume apparaît soudain une immense tache blanchâtre sur fond ocre : Athènes ! Il faudra naviguer une bonne heure encore pour repérer le Parthénon, monument emblématique de la ville et but de tout croisiériste qui se respecte. L’ancre dégringole, les portes s’ouvrent : Les passagers pour le bus n° 6 sont invités à descendre. Et ainsi de suite… Les individuels piaffent en attendant que tous les excursionnistes – prioritaires – aient débarqué. Les autocars ronronnent, les taxis racolent, les plus débrouillards vont vers le métro : c’est parti !
Poussiéreuse, polluée, laide… On a dit beaucoup de mal d’Athènes, ville tentaculaire qui concentre plus du tiers de la population de la Grèce. Elle s’est refait une beauté pour les JO de 2004, et profite désormais des équipements réalisés : centre-ville remodelé, métro et aéroport flambant neufs, monuments et musées restaurés. En outre, après quelque vingt ans de travaux, on peut enfin admirer sans échafaudage les temples de l’Acropole. Au pied de la colline sacrée, un parcours archéologique piéton a été aménagé, très vert et très vivant. Des terrasses invitent à la pause : impossible de résister à un premier café frappé, véritable concentré d’art de vivre grec. Et le musée alors ? Tant pis, on reviendra, promis ! On ne sait pas encore que cette petite phrase reviendra comme un leitmotiv, à chaque escale…
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