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Le Panamá, trésor secret d’Amérique centrale

Le pays a tout pour conquérir le marché français. Mais une promotion maladroite et la concurrence du Costa Rica voisin freinent son décollage.

Dans l’imaginaire collectif français, le Panamá se résume souvent à un chapeau, créé en fait en Équateur, et un canal mythique. Ce petit pays d’Amérique centrale a pourtant tout pour être un best-seller touristique : une ville à deux visages, moderne et colonial ; une forêt tropicale ; deux côtes, pacifique et caribéenne ; des îles paradisiaques ; des communautés indiennes décidées à préserver leurs traditions. Certes, la fréquentation des Français croît chaque année de manière remarquable (+20 % en 2008), mais les effectifs restent peu élevés : seulement 14 079 visiteurs hexagonaux recensés l’an dernier. Auxquels il faut enlever les voyageurs d’affaires (le pays est l’une des principales plates-formes bancaire et portuaire du monde), ainsi que les croisiéristes, qui accostent à la journée. Et sur ceux qui restent, « 70 à 80 % sont en combiné Costa Rica-Panamá », commente Olivier Bernard, directeur général du réceptif Cactus Tours. Car le voisin du Nord a pris de l’avance. À l’inverse, « le Panamá seul ne décolle pas », se désole Thibault Loubatier, chef de produit Amérique latine chez Jetset. Résultat : la production se résume souvent à des séjours de quatre à six nuits à Panamá City, avec visites en étoile dans le centre du pays, de part et d’autre du canal. « Ces circuits font l’impasse sur presque tout ce qui fait l’intérêt du Panamá », s’agace Franck Camellini, l’un des fondateurs du réceptif Panama Exotic Adventures, spécialiste des régions du Darién et de San Blas, à l’est du pays. La faute aux autorités touristiques, assure-t-il, qui n’ont pas encore compris les attentes de la clientèle française. Il faut dire que le pays ne s’intéresse au tourisme que depuis moins de dix ans. Et ses principales clientèles sont américaines, en quête de resorts balnéaires et de gratte-ciel à la sauce Miami…

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