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La taxe de solidarité sur les billets d’avion ne fait pas recette

Cette contribution de cinq euros par billet devrait être instaurée début 2006 et pourrait rapporter jusqu’à 10 milliards d’ euros par an.

Après bien des discussions, la taxe de solidarité sur les billets d’avions, dont l’idée avait été lancée par Jacques Chirac, devrait voir le jour début 2006 en France et en Grande-Bretagne. Ainsi en ont décidé les ministres des Finances des deux pays, réunis récemment. Elle devrait se monter à 5 E par billet et rapporter jusqu’à 10 milliards d’ E par an. Elle abondera un fonds international, notamment pour financer la lutte contre le Sida et l’éducation dans les pays les plus défavorisés. Outre la France et la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, le Brésil, le Chili et l’Algérie se sont joints à l’initiative, alors qu’une vingtaine d’autres pays ont manifesté leur intérêt pour cette contribution.

Une chose est sûre : cette nouvelle taxe sur les billets d’avion a déclenché un concert de protestations dans le secteur touristique français, même si l’idée d’aider les pays les plus pauvres est bien accueillie. Les taxes et surcharges tarifaires deviennent une véritable jungle pour les agences et leurs clients ! Cette surtaxe a été décidée sans aucune concertation avec la profession, dénonce Rachid Témal, secrétaire général du Snav. C’est une absurdité !, tonne Jean-Pierre Mas, président d’Afat Voyages et de la commission Air du syndicat. Quand on augmente le coût du transport aérien, on fait automatiquement baisser le trafic. On ferait mieux de participer au développement de la planète par le biais des recettes globales de l’Etat.

Le mode d’application est contesté

Même son de cloche chez Tourcom. C’est une hypocrisie totale ! On ferait mieux d’annuler la dette de ces pays plutôt que d’ajouter une nouvelle contribution qui va encore aggraver l’anarchie des taxes aériennes, s’exclame Richard Vainopoulos, président du réseau.

L’initiative est bonne, mais c’est le mode d’application qui pose problème. Il va falloir expliquer aux agences que cette taxe n’est pas incluse dans le prix commissionné du forfait. Cela va beaucoup compliquer les comptabilités, regrette pour sa part René-Marc Chikli, président de l’Association de tour-opérateurs (Ceto).

Seule voix discordante, celle de Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde. Je suis pour à 100 % ! 5 E, c’est une somme ridicule qui ne risque pas de freiner le trafic. Les hausses successives de plusieurs dizaines d’euros liées aux surcharges pétrolières n’ont eu aucun effet ! C’est dans le sens de l’histoire. On ne peut pas continuer à envoyer des clients dans des eldorados touristiques qui cohabitent avec des bidonvilles sans rien faire ! A bon entendeur…

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