La Plaza de Armas, au coeur de la Havane, est toute fleurie. Lauriers, ficus, palmiers royaux et bougainvilliers apportent chacun leurs couleurs. Sous les arbres, les bouquinistes côtoient les vendeurs de Gramma, le journal édité en plusieurs langues et vendu pour une somme dérisoire. Des inconnus vous abordent en murmurant cigar ?, sans insister. De toute façon, les visiteurs n’ont d’yeux que pour le Palacio de les Capitanes Generales, parfait exemple du baroque cubain, aujourd’hui transformé en musée. Ambiance identique sur la Plaza de la Catedral, toute proche. Des musiciens hors d’âge (l’effet Compay Segundo) ravissent les touristes. Un vague sosie du Che allume un énorme cigare. Une belle Créole déambule pour vendre les fleurs de son panier. Tout le monde pose complaisamment, mais il ne faut pas oublier que tout se monnaie. A la Bodeguita del Medio, on cultive le souvenir d’Ernest Hemingway, qui vécut une dizaine d’années dans un hôtel tout proche de ce bar mythique. Cette Havane de carte postale est somptueuse, mais il ne faut pas s’en contenter. Et préférer s’éloigner, marcher un peu en suivant une rue au hasard, pour découvrir rapidement une tout autre ville, moins clinquante.
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