La croisière reste à flot
Loin d’être euphoriques, les compagnies de croisières tirent néanmoins leur épingle du jeu depuis le début de la crise.
La croisière, un produit refuge ? Alors que la majorité des TO enregistre une forte baisse de leurs ventes, ce secteur semble pour sa part garder le cap. Erminio Eschena, le DG France de MSC Croisières, fait part d’une « très bonne tenue de l’activité » avec une progression de 60 % à date en termes de passagers. Des résultats qui ont même entraîné une réévaluation à la hausse des objectifs pour 2009 alors que la compagnie a clôturé l’année 2008 en dépassant la barre des 50 000 clients « sans avoir une activité promotionnelle plus importante, précise-t-il, mais en jouant davantage sur l’anticipation ». Costa aussi mise sur les ventes de première minute, avec son tarif Prima, « un outil qui permet d’éviter de multiplier les promotions et de jouer sur le yield », explique Georges Azouze, le PDG de Costa Croisières France. Ainsi, les ventes pour 2010 sont ouvertes depuis le 18 février (des réservations ont déjà été enregistrées) et la brochure distribuée depuis cette semaine. La compagnie leader annonce pour sa part des résultats « en ligne » avec 2008 pour les deux premiers mois de l’année en cours, mais avoue devoir faire preuve d’une plus grande flexibilité pour remplir ses navires. « Le tarif Prima qui offre entre 10 à 50 % de réduction pour la réservation d’une croisière anticipée est sur certaines dates valable jusqu’au départ », reconnaît Georges Azouze. Dans le secteur de la croisière, les ventes de dernière minute ont donc aussi envahi le marché. La Compagnie du Ponant n’y échappe pas et enregistre un net ralentissement de l’acte de réservation. « Nous vendons encore des croisières pour mars », note Éric Lustman, le directeur commercial. Pour relancer la demande, la CIP a étendu la prime d’early booking à deux mois avant la date de départ au lieu de cinq, et renforcé sa communication promotionnelle.
Le secteur mise sur les ventes anticipées