Le conflit en cours au Moyen-Orient a des répercussions sur l’ensemble de la chaîne touristique mondiale. Parmi les acteurs concernés : les compagnies de croisières, dont certaines ont toujours des navires empêchés de naviguer dans le Golfe persique. Au total, six navires d’envergure demeurent bloqués dans les ports de la région. Après le rapatriement de plusieurs milliers de passagers via des vols affrétés, MSC Croisières n’a pu faire partir le MSC Euribia du port Rashid, à Dubaï (Emirats arabes unis). Le navire, qui peut embarquer plus de 6 300 passagers, devrait actuellement naviguer dans les fjords norvégiens, au départ de Kiel (Allemagne) et Copenhague (Danemark).
Des conséquences inégales selon les compagnies
Le premier départ du 2 et 3 mai est d’ores et déjà annulé par MSC Croisières. La compagnie italo-suisse propose aux passagers concernés un report sans frais sur une autre croisière avant le 30 novembre 2026 (avec crédit à bord offert), un report sans frais sur une croisière à partir du 1er décembre 2026, ou un remboursement pur et simple, sans frais. Les conséquences de cette immobilisation sont moins importantes pour MSC Croisières, qui s’appuie sur une flotte de 23 navires, que pour Celestyal Journey. La compagnie voit en effet ses opérations totalement paralysées par les blocages de ses deux seuls navires, Celestyal Journey et Celestyal Discovery, respectivement dans le port de Doha (Qatar) et Dubaï. Celestyal Journey, qui peut accueillir environ 1260 passagers, devrait opérer des croisières de 7 nuits au départ d’Athènes depuis le début du mois d’avril. Celestyal Discovery, lui, devrait naviguer dans les eaux grecques pour les fameuses mini-croisières (3 ou 4 nuits) qui font la spécificité de Celestyal Cruises sur le marché. En attente de pouvoir récupérer ses deux bateaux, la compagnie propose un crédit pour une future croisière ou un remboursement intégral aux passagers concernés.

