Jour de marché Un tricycle de courses
Dans tous les pays du monde, la visite d’un marché est un moment privilégié pour se mêler à la population. Au Mexique, comme bien souvent, ce sont les femmes qui se chargent de faire les courses. Les plus âgées portent la jolie robe blanche rehaussée de broderies en couleur, mais la tradition se perd chez les plus jeunes. L’usage du tricycle est en revanche toujours en vigueur. Tractés par un vélo, par une mobylette pour les plus moderne
Dans tous les pays du monde, la visite d’un marché est un moment privilégié pour se mêler à la population. Au Mexique, comme bien souvent, ce sont les femmes qui se chargent de faire les courses. Les plus âgées portent la jolie robe blanche rehaussée de broderies en couleur, mais la tradition se perd chez les plus jeunes. L’usage du tricycle est en revanche toujours en vigueur. Tractés par un vélo, par une mobylette pour les plus modernes, ils sont rangés en file, et leurs conducteurs attendent qu’on vienne les chercher. Pendant ce temps, sans trop se presser, les ménagères déambulent entre les étals colorés et ordonnés qui proposent piments, épices, fruits et légumes, sans oublier l’indispensable pâte qui sert à confectionner les galettes de maïs. Elles achètent en petite quantité, pour les repas du jour, pas plus. Elles reviendront demain, leur sac sur les genoux, tranquillement installées sur le siège avant du triporteur. La visite d’un village est également un moment de choix. Hélas, avant Wilma, Isidore est passé par là en 2002, et les maisons traditionnelles, aux murs de torchis et aux toits de palme n’y ont pas résisté. Pour se reloger, le petit peuple a dû se contenter du lot de parpaings attribué par le gouvernement, et toutes les familles logent dans des cubes de dimension identique. Pour l’exotisme, il faudra repasser ! A l’intérieur, cinq ou six personnes s’entassent toujours sous un même toit, et le mode de vie n’a pas vraiment changé. Concession à la modernité, une TV et un lecteur de DVD trônent en bonne place. Le reste est plus conforme aux attentes : le hamac, indispensable à la siesta mexicana, est accroché entre deux murs, et ceux-ci sont ornés d’une représentation de la Vierge noire de Guadalupe, vénérée dans tout le Mexique.
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