Gozo, la deuxième île de Malte, envoûte ceux qui la visitent, avec ses petits ports, ses criques et ses villages typiques. On peut s’y rendre en hélicoptère, en une quinzaine de minutes, depuis l’aéroport international de Malte. Mais c’est le ferry qui reste le moyen d’accès le plus populaire ; l’occasion de longer les côtes rocailleuses de la petite île de Comino, sauvage et presque déserte. Avec ses 14 km de long pour 7 km de large, Gozo se découvre en une journée. Mais un séjour plus long permettra d’en apprécier son authenticité. Des murets de pierres et des haies de figuiers de barbarie délimitent toujours les lopins de terre accrochés aux collines. Dans les villages, d’anciennes fermes à colonnades côtoient des maisons à balconnet, des façades de styles géorgien ou baroque, des toits en terrasses et des bougainvilliers. Au centre, l’église reste un lieu sacré, parfois démesuré. Celle de Xewkja posséderait ainsi l’une des plus grandes coupoles du monde. Près de Gharb, la basilique Ta’Pinu est devenue un lieu de pèlerinage : la voix de Marie y aurait été entendue en 1883. Quelques plages sauvages permettent de profiter de la mer et du soleil, dont Ramla Bay, au sable ocre, qui se découvre du sommet de Calypso Cave. C’est dans cette grotte qu’Ulysse aurait trouvé refuge auprès de Calypso.
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